ARRÊT DU PROJET DES 700 LSP À ALI-MENDJELI

Les souscripteurs crient à l'arnaque

Par
image

Des actions de protestation seront organisées par les plaignants qui revendiquent la reprise des travaux sans conditions, la révision du prix et les clauses du contrat avec les instances concernées.

Après 10 ans d'attente, les souscripteurs des 700 logements socio-participatifs à la nouvelle ville Ali-Mendjeli, devant être réalisés par un promoteur dont le siège est situé à la cité Daksi, crient à l'arnaque. Dans les documents qu'ils nous ont remis ils font état de «dépassements liés aux procédures et au prix de vente, ainsi qu'aux garanties sur la construction des logements, conformément aux normes dues par le promoteur aux souscripteurs». Ces derniers avaient réussi à faire bouger les choses après une cessation des travaux inexpliquée en sensibilisant l'ex-wali de Constantine, Kamel Abbès qui s'est même déplacé sur les lieux et a donné des instructions fermes au promoteur. Mais une nouvelle fois le mis en cause a décidé d'arrêter les travaux sans aucune explication. Le retard n'est pas le seul reproche exprimé au promoteur. Les souscripteurs confirment «le non-respect des normes de la transaction par le promoteur», justifiant le fait que «ce dernier n'a pas procédé à la signature d'un contrat de vente sur plan (VSP) comme le stipule le décret 03-93 et également en conformité avec l'engagement mutuel liant le promoteur aux souscripteurs, avec le cahier des charges liant le promoteur à la CNL d'autre part». Les plaignants confirment également avoir procédé à l'acquittement des sommes exigées par le promoteur qui vient de demander un plus. De son côté, le promoteur réagissant aux accusations des souscripteurs avait déclaré n'avoir signé aucun engagement mutuel, rapportent les médias, confirmant qu'il n'avait jamais fixé un prix, puisque son projet ne sera évalué qu'après l'achèvement des travaux. Un prix initial avait été fixé à 2 500 000 MDA conformément aux textes. Il est à noter que parmi les souscripteurs certains ayant refusé de payer ont été exclus, d'autres sont décédés. Des actions de protestation seront organisées par les plaignants qui revendiquent la reprise des travaux sans conditions, la révision du prix et les clauses du contrat avec les instances concernées.