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Messahel au pas de charge

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Le chef de la diplomatie algérienne s'est entretenu avec ses homologues arabes, ainsi qu'avec les représentants du SG de l'ONU pour la Libye et le Yémen.

Sir Baniyas, petite île des Emirats arabes unis, a abrité du 3 au 5 novembre une rencontre dédiée à la paix et à la sécurité dans le monde. Au pas de charge. L'Algérie ne pouvait rater un tel événement pour faire le point sur ces questions qui ont mis certains pays à feu et à sang. Tout comme certaines grosses pointures de la diplomatie moyen- orientale et continentale. Une actualité passée au crible et en express. A la vitesse d'un TGV. Un trait qui caractérise le chef de la diplomatie algérienne, dont la présence est devenue incontournable à ce type de rendez-vous marathonien. L'expérience en matière de lutte antiterroriste et ses positions en faveur du dialogue et des solutions politiques afin de résoudre les crises qui secouent certaines régions de la planète ont hissé l'Algérie au rang de référence pour la résolution des conflits à travers le monde. Exportatrice nette de paix elle ne peut désormais que trouver des oreilles attentives à ses propositions pour faire taire les armes ou en atténuer les risques d'y recourir. Le meilleur moyen d'y parvenir est de se mettre autour d'une même table et se parler. La réunion de Sir Baniyas offre cette opportunité. Abdelkader Messahel, qui s'est entretenu avec ses homologues émirati, égyptien, jordanien, rwandais, tanzanien et les représentants du SG de l'ONU pour la Libye et le Yémen n'a pas raté l'occasion pour le souligner. Tout comme il a appelé à amplifier de telles initiatives. Le ministre des Affaires étrangères a «marqué son intérêt pour ce genre de rencontres en ce qu'elles contribuent à une meilleure compréhension des grands enjeux auxquels est confrontée la communauté internationale et une plus grande synergie sur les voies et moyens de leur prise en charge», lors de son entretien avec son homologue émirati Cheikh Abdallah Al Nahyan, avec lequel il a abordé l'état de la coopération bilatérale, les voies et moyens de leur renforcement, ainsi que de nombreuses questions régionales et internationales, a indiqué hier un communiqué de son département. Aborder le conflit libyen lors de cette réunion était inévitable. C'est avec son homologue égyptien Sameh Choukri que Abdelkader Messahel a passé en revue «les derniers développements de la situation en Libye, dans la perspective de la tenue au Caire, le 15 novembre, de la tripartie Algérie-Egypte-Tunisie, au niveau ministériel», a ajouté la même source.
Le ministre a renouvelé à cette occasion «l'attachement de l'Algérie s et les préparatifs de la prochaine session de la Commission mixte de coopération entre les deux pays à la solution politique en Libye à travers le dialogue et la réconciliation nationale, dans le cadre du processus conduit par les Nations unies» signale le MAE. Lors de ses discussions avec son homologue jordanien Ayman Safadi, Abdelkader Messahel a examiné «l'état des relations bilatérales». Ses consultations avec la ministre des Affaires étrangères rwandaise Louise Mushikiwabo, ont été axées sur «les relations bilatérales ainsi que les perspectives de leur renforcement dans divers domaines». «Les prochaines échéances sur l'agenda de l'Union africaine, ainsi que la réunion ministérielle des Etats-Unis d'Amérique avec les pays africains sur la sécurité régionale et le partenariat dans les domaines économique et commercial, prévue à Washington le 17 novembre prochain» ont été au centre des pourparlers entre les deux hommes, a souligné le même canal d'information qui a indiqué que le chef de la diplomatie algérienne et son homologue tanzanien Augustin Mahiga ont abordé «un certain nombre de questions d'intérêt commun», annonçant dans la foulée une visite en Algérie de M. Mahiga «avant la fin du mois courant». Lors de sa rencontre avec le Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Libye, Ghassane Salame, les deux responsables ont évoqué «la situation en Libye, à la lumière des derniers développements dans ce pays et des efforts entrepris par les Nations unies, dans le cadre du processus politique en cours». Messahel lui a renouvelé «l'attachement de l'Algérie à la stabilité en Libye et son engagement à soutenir le processus politique en Libye». La situation au Yémen a été évoquée avec le Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, Ismail Ould Cheikh Ahmed. «L'importance d'une approche politique qui favorise le dialogue et la réconciliation entre les parties yéménites afin de trouver une solution rapide à cette crise» a été mise en exergue par Abdelkader Messahel.