EDUCATION À BÉJAÏA

Des syndicalistes haussent le ton

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La pression syndicale n'a de valeur que d'illustrer une situation de marasme contraignant la tutelle ministérielle à dépêcher une commission.

Quatre syndicats et non des moindres, s'agissant de la Snte, le Snpapa, Cela et la Satef, se sont associés, hier, pour protester devant le siège de la direction de l'éducation de Béjaïa.
Afin de réhabiliter la parité, l'équité, la transparence, le travail et l'exécution avec un suivi rigoureux des problèmes posés d'une part et assurer la stabilité et la scolarité des enfants du peuple d'autre part, quatre entités syndicales ont organisé une action de protestation devant la direction de l'éducation. Cette action de protestation trouve sa raison d'être, selon la déclaration soignée conjointement par les quatre syndicats, dans «la situation catastrophique, où se débat le secteur de l'éducation et les dépassements d'une extrême gravité enregistrés dans la gestion de la carrière professionnelle des milliers de fonctionnaires, l'échec de la rentrée scolaire (absence, laxisme et favoritisme), l'hypothèque de la gestion par procuration des affaires courantes et mettre fin aux pressions, aux menaces et à l'exclusion quotidiennes que subissent les fonctionnaires».Hier, l'intersyndicale a exigé «la restitution de la direction de l'éducation aux travailleurs par le respect de la réglementation en vigueur, évaluation et suivi du procès-verbal d'une précédente réunion tenue le 12 février dernier, la levée immédiate de la sanction du proviseur du lycée Tiniri, à l'Akfadou, suspendu arbitrairement par la tutelle, le règlement définitif du conflit à l'école primaire Chahid Ben Mouhoub Bachir, Ighil Oumcid, Ighzer Amokrane par la réhabilitation de la DEP, mettre fin aux dépassements des affectations, des créations et suppressions de postes, aux mises à la disposition de complaisance, le règlement définitif des affectations et salaires des 159 ouvriers, des situations administratives, financières et conflits collectifs, les situations de logements d'astreinte et d'accompagnement, réalisation, finalisation et inscription d'infrastructures d'accueil, renouvellement de mobilier scolaire, ouverture d'un ITE (Institut de technologie d'enseignement, affichage des résultats des examens de recrutement, redéfinition des relations de travail avec les partenaires sociaux». Une plate-forme de revendications qui n'a de valeur que d'illustrer «une gestion hasardeuse, improvisée et hypothéquée», souligne Nabil Ferguinisse, sous une pluie battante. «Nous allons tout de suite pénétrer dans le hall dans la direction», ajoute-t-il.
La manifestation de l'intersyndicale a coïncidé avec la venue d'une commission ministérielle dépêchée spécialement pour voir de plus près la situation qui règne au sein de la direction de l'éducation. Ce n'est pas la première action que subit la direction de l'éducation depuis le début de l'année. Le Cnapeste et le Sete (Ugta) ont eu déjà à manifester leur colère devant l'institution. La dernière manifestation en date était l'oeuvre du Cnapeste, qui a battu le rappel de ses troupes pour un sit-in, devant le siège de la direction de l'éducation de la wilaya de Béjaïa pour dénoncer «la gestion administrative et financière d'un nombre important de travailleurs, une gestion opaque des oeuvres sociales, le gel de la mise en oeuvre de la médecine de travail, le blocage des dossiers des enseignants devant partir en retraite». Le tableau dressé, hier, par l'intersyndicale ressemble sur plusieurs points à celui établi par d'autres syndicats pour faire de la direction de l'éducation, une institution qui va mal.