SIDI MAMAR MOHAMED ET L'HUILE D'OLÉASTRE

La rencontre du génie de l'homme et le don de la nature

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L'huile produite avec des dosages que seul notre ami en a la maîtrise, a des vertus médicinales pour soigner des maladies difficiles pour la médecine conventionnelle.

Faut-il présenter l'homme ou sa formule magique? Les deux sont intéressants pour la médecine algérienne, en particulier et internationale en général. L'huile d'oléastre possède des vertus médicinales connues et reconnues dans le monde, mais seul Si Moh détient la formule chimique à même de fabriquer des médicaments pour un grand nombre de maux et maladies jusque-là sans vrais remèdes.
On ne peut présenter cette formule sans son inventeur. Elle est déposée et protégée à l'Inapi (Institut national algérien de la propriété industrielle) après examen de l'Institut Pasteur du produit de cet homme âgé de près de soixante ans, mais qui ne représente pas du tout son âge. C'est la rencontre du génie humain avec les dons de la nature qui a produit cet élixir.
Pour faire découvrir ce remède aux lecteurs de L'Expression, nous sommes allés voir Si Moh dans sa petite boutique située à la Nouvelle-Ville de Tizi Ouzou. Sympathique et dynamique, nous l'avons suivi dans cet «entretien-balade» pour nous expliquer et surtout nous donner quelques secrets, pas tous bien sûr, de son invention.

De quoi s'agit-il exactement?
L'élixir de Sidi Maâmar Mohamed est un mixage ou plutôt fusion de l'oléastre mâle et de l'oléastre femelle. L'huile produite par ce procédé avec des dosages que seul notre ami en a la maîtrise, a des vertus médicinales pour soigner des cas difficiles pour la médecine conventionnelle. Cette huile, consommée par quantités modérées, produit des effets invraisemblables sur le fonctionnement du corps humain.
Après quelques jours à prendre une petite cuillère à café de cette lotion, les effets sur la vue et l'ouïe sont indéniables. «J'ai souffert des acouphènes qui n'empoissonnaient la vie depuis des années. Je suis venu voir Si Moh et après un traitement à l'huile d'oléastre, le bruit a disparu. Il m'a délivré d'un dérangement infernal» témoigne un patient qui a retrouvé le bien-être après des années à se soigner chez les médecins.
L'élixir de Sidi Maamar soigne une panoplie de maux causés par la mauvaise circulation du sang, les affections respiratoires, les douleurs musculaires, les saignements du nez, les affections rhumatismales. La formule de Si Moh a des effets incontestables sur l'arthrose et la sciatique. «Après une dizaine d'années de soins inefficaces, j'ai décidé de fermer ma boutique d'alimentation générale. Je ne pouvais plus soulever un kilo.
Je n'avais personne pour me remplacer. Lorsque j'ai été informé de la lotion de Si Moh, j'ai directement foncé sur sa boutique. Après un traitement d'un mois, je vous jure que je peux soulever plus d'une quarantaine de kilos. Je vais au marché de gros. Je soulève les cageots tout seul. Je suis guéri d'une hernie discale qui m'a cloué au sol» témoigne Ahcène, un homme à la cinquantaine. La mixture soigne également les affections.

Qui est cet homme qui a découvert cette formule?
Fidèle à lui-même, Si Moh aime à fouiller plus profondément à la recherche de la connaissances. A notre question sur sa personne, il va remonter plus loin dans le temps pour se présenter. Si Moh est un fils de la tribu des Aït Ali Ouherzoun, originaire de Tassaft Ouguemoun. Ses grands-parents sont venus à Bouhinoun où ils ont travaillé dans l'agriculture. Issu d'une famille d'agriculteurs dont l'oléiculture est la spécialité, il découvrira l'olive à l'âge de six ans. «Petit à petit, j'ai découvert l'oléastre, la variété sauvage de l'olive que nous connaissons tous. Curieux, j'ai tenté sa trituration. Mais, comme il est écrit dans le Coran «Dieu a créé les choses en couple, j'ai vite pensé à chercher le mâle de l'oléastre femelle qui pousse en profusion dans notre région», raconte-t-il.
Si Moh est le fabricant et le propriétaire exclusif de la formule reconnue par l'Institut Pasteur et brevetée par l'Inapi.

Comment cet élixir est-il fabriqué?
L'Expression a eu le privilège d'accéder à ce petit monde secret où se fabrique le remède naturel. Pédagogue, notre ami nous livre d'abord quelques secrets sur les fondamentaux de son invention. «L'huile de l'oléastre femelle se trouve dans l'écorce alors que celle de l'oléastre mâle, est dans le noyau», précise-t-il, pour nous présenter son domaine. «L'huile d'oléastre est rare, contrairement à l'huile d'olive. Les quantités produites à la trituration sont infimes comparées à celle qui coulent des huileries habituelles d'olive» Poursuit-il. Questionné sur le procédé de fabrication de sa lotion d'huile d'oléastre, Si Moh nous mènera vers son monde secret où pénètre peu de lumière. «Je vais loin, dans l'Ouest algérien, pour ramener les grains d'oléastre mâle. Il ne pousse pas en Kabylie, mais dans plusieurs wilayas de l'Ouest algérien. Ici, nous avons l'oléastre femelle», nous fait-il savoir avant de préciser que l'oléastre mâle n'existe que dans deux pays, l'Algérie et la Palestine. Il n'y a dans le monde que l'oléastre femelle qu'on traite au greffage pour produire des olives et de l'huile d'olive. «Une fois que j'ai réuni les quantités nécessaires, je mélange les grains d'oléastre mâle à ceux de l'arbre femelle. Cinquante kilos pour chacun et je garde le tout dans des cuves durant deux mois. Chaque jour, je remue durant plusieurs heures. Une fois que la mixture ne produit plus de bruit lorsque je remue, je déduis alors que la fusion entre l'oléastre femelle et l'oléastre mâle s'est accomplie», explique-t-il doctement.

L'Algérie est un gisement de trésors à ciel ouvert
Parmi les soucis de Si Moh, faire profiter le plus grand nombre d'Algériens des bienfaits de sa lotion. Pour ce faire, notre ami appelle les organismes nationaux en charge du dossier de la santé pour produire sa formule à même de la rendre plus accessible à ses concitoyens. «J'aimerais bien que les Algériens profitent de mon invention. D'ailleurs, j'ai le coeur gros contre Saidal qui tarde à répondre à mes appels. Il n'y a pas longtemps, des industriels du médicament d'un pays européen sont venus me voir afin d'acheter ma formule. Ils m'ont fait l'offre alléchante de un milliard et demi de centimes en contrepartie de ma formule. Je leur ai répondu que j'étais d'accord pour sa vente en Europe sous la dénomination d'huile alors qu'eux, ils voulaient la produire en gélules. J'ai donc refusé parce que si médicament il y a, je préfère qu'il soit produit par l'Algérie», raconte-t-il avec dépit du sort qu'on réserve souvent au génie national.
Pour Si Moh, l'Algérie est un gisement à ciel ouvert. «Il n'y a pas que le pétrole et le gaz; l'Algérie possède le soleil et les quatre saisons. C'est une immense richesse. Ma formule est un don de Dieu qui l'a fait naître du soleil et des quatre saisons. Elle n'existe dans aucun autre pays au monde. Ma formule préservera la santé des Algériens et les guérira de plusieurs maux. Pourquoi les en priver», conclut-il avant de réitérer son appel aux laboratoires pharmaceutiques nationaux d'abord, afin de produire sa formule à grande échelle.

L'être qu'il ne faut pas oublier dans cette histoire
Dans toute cette histoire du grain d'oléastre, il y a un être qu'il ne faut ni oublier ni sous-estimer. Pour Si Moh, il a le même rôle que le soleil et les quatre saisons. L'étourneau! Eh, oui, durant toute notre entrevue, Si Moh n'a pas arrêté de mentionner le rôle de l'étourneau dans la vie de l'oléastre. «C'est lui qui le porte dans son estomac à travers les cieux avant de le rejeter sur nos territoires. Du grain extirpé de son estomac, alors qu'il est en vol, poussent de jolis petits plants de cet arbre précieux. Attention, le grain qui tombe de son bec ne pousse pas», explique-t-il en mettant au premier plan le rôle de cet oiseau et la nécessité de le préserver pour la sauvegarde de notre environnement.