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Du poisson chinois dans le marché local?

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Manque-t-on de moyens de contrôle au point où le consommateur algérien est transformé en tube digestif consommant les produits tout-venant?

Rien n'est impossible chez le géant asiatique qui fait sienne la suprématie du marché mondial en dominant particulièrement ceux manquant cruellement de mécanismes de contrôle et de régulation à savoir le marché algérien livré à la déroute. Après la vente, constatée, des appareils électroménagers, cette fois-ci est venu le tour aux produits de consommation hautement sensibles. Il s'agit du pangasius surgelé importée à partir de la Chine et vendu comme poisson frais, au nom de la sole.
L'association en charge de la protection du consommateur tire la sonnette d'alarme en criant à l'arnaque, estimant qu'un tel commerce, s'exerçant au su et au vu des appareils de contrôle, est une pure tricherie mettant le consommateur algérien en péril vu l'élevage de ce poisson soumis à un traitement rigoureux dans le cadre de sa croissance. La «sole» chinoise est, selon des spécialistes, élevée dans des lacs et fleuves de la Chine, se nourrissant essentiellement des produits chimiques comme les compléments alimentaires et autres produits hormonaux lui permettant une croissance rapide pour une commercialisation du même genre.
Astucieux sont ces commerçants qui vendent un tel poisson. La sole, se faisant rare, ces poissonniers usent et abusent de l'innocence de leurs clients en leur préparant le «prêt-à-emporter», des tranches du poisson gavé qu'ils présentent comme la sole. Or, ces tranches sont totalement dépourvues de plusieurs valeurs nutritives comme les lipides et les protéines.
La sole est un poisson de mer plat, de forme ovale, avec un côté ventral blanc et un côté dorsal de couleur brune où sont situés les deux yeux. Elle vit sur les fonds marins. C'est le poisson préféré des gourmets, sa chair est maigre et d'une rare finesse. Pour bien la choisir rien de plus simple, sa rigidité est signe de fraîcheur.
Contrairement à cette description faite par les spécialistes, la sole chinoise est abondamment garnie de chair épaissie par les produits de gavage. Là est la grande arnaque, un tel poisson est transformé par des compléments alimentaires lambda! Qui a toléré l'importation d'un tel poisson? Manque-t-on de moyens de contrôle au point où le consommateur algérien est transformé en tube digestif consommant les produits tout-venant? De telles questions ne trouvent pas de réponses. Là se situe la tare, il suffit de se référer au journal chinois South China Morning Post. Celui-ci fait état de 70% des rivières et des lacs chinois pollués par les installations industrielles, comme les usines chimiques et textiles.
On peut donc imaginer l'impact pour les Chinois, qui sont passés en quelques années d'un mode de vie traditionnel à un mode de vie industriel effréné. Et comme les aliments font maintenant le tour du monde, cela signifie que l'autre consommateur de l'autre bout du monde peut être affecté lui aussi. L'on parle souvent des produits de Chine, comme les jouets, qui sont parfois toxiques, donc à éviter. Mais ce n'est là qu'un avertissement sans qu'il n'y ait des mesures palpables, hormis quelques opérations en «trompe-oeil». En plus de la pollution qui dépasse largement les prévisions, l'utilisation des pesticides en Chine est beaucoup moins contrôlée qu'ici.
Des spécialistes parlent de cinq aliments de Chine à ne pas acheter. Une grande partie de la production de ce poisson provient de la Chine. Arrivé assez récemment sur le marché, ce poisson est très apprécié pour sa chair ferme, son goût peu prononcé et son absence d'arêtes. Faut-il se pencher sur la manière dont le poisson est élevé?
Les piscicultures chinoises sont peu reluisantes, élevant les poissons dans des bassins beaucoup trop petits, dans des eaux fétides et sans hygiène, et en y ajoutant des produits chimiques puissants comme des antibiotiques, des hormones de croissance et des insecticides. On dit même qu'il est strictement interdit aux enfants chinois de s'approcher de ces bassins! Inquiétante est donc la situation! Mondialement reconnu, le Québec est considéré comme le plus grand producteur de pommes.
La Chine s'est mise à rivaliser avec ce pays en lui volant la vedette dans la production et l'exportation du jus de pomme. Très souvent ce jus, présenté sous forme de mélange, fait bon marché. Son goût est peu acide; mais également peu fruité, parce qu'il provient de loin et que les fruits de la Chine ne sont pas de grande qualité. Ceci amène forcément les cultivateurs de la pomme à user de bonnes quantités de pesticides dans la culture de la pomme, y compris pour les champignons. Ils sont, le plus souvent vendus en conserves ou encore séchés.
Selon des spécialistes, ces champignons sont aussi à proscrire à cause de l'utilisation massive de pesticides.
Dans les dernières années, plusieurs pays ont même interdit temporairement l'importation de ces champignons chinois. L'on pointe particulièrement du doigt la «tetraméthrine», un insecticide utilisé pour lutter contre la prolifération d'insectes nuisibles comme les coquerelles. Ce pesticide cancérigène cause aussi plusieurs problèmes de santé, comme des spasmes musculaires ou des difficultés respiratoires.