LUTTE ENTRE DAESH ET AL QAÏDA POUR LA MAÎTRISE DU TERRAIN

Nouvelle cartographie terroriste au Sahel

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Nos sources n'écartent pas le retour d'Al Qaïda en Afrique de l'Ouest dans la mesure où la Somalie est devenue une porte d'entrée des terroristes en provenance de la Syrie et l'Irak.

Les récentes investigations dans le cadre de la lutte antiterroriste menées par les services de renseignements révèlent de nouvelles donnes, selon des sources très bien informées au niveau du Sahel. C'est suite à une divergence au sein de l'organisation terroriste Anssar El Islam oua El Mouslimine dirigée par Ag Ghali du Mali, créée du temps de Mokhtar Belmoktar alias le Borgne, avant sa disparition suite à une alliance avec El Mourabitoune. Ce dernier avait affiché son hostilité à Daesh pour préserver son appartenance à Al Qaïda d'où la création de cette alliance afin de faire barrage à l'Etat islamique. Néanmoins donné pour mort, son bras droit, Adnan Abou Walid Sahraoui, provoque un séisme et annonce son allégeance à cette organisation. Cet émir encore inconnu compte s'installer à Tangara située à 70 km de Gao et positionner ses sbires sur le long du couloir du Sahel jusqu'aux pays de l'Afrique de l'Ouest. Nos sources confient également que le Mujao, né à l'ombre de la guerre de l'Otan contre la Libye, qui s'est retiré vers le Maroc a donné son accord pour cette nouvelle donne afin d'être ainsi le premier complice de Sahraoui. Chérif Ould Tahar le chef présumé du Mujao, est impliqué en force avec les narcotrafiquants pour céder une importante somme d'argent (recette de la drogue) à Sahraoui. Celui-là même est compromis dans l'affaire de l'enlèvement des diplomates algériens. Il a carrément proclamé la zone sahélo-sahélienne comme étant la terre de l'Etat islamique. Nos sources n'écartent pas qu'un autre différend, et pas des moindres, pourrait naître entre Adnan Abou Walid Sahraoui et le nouveau chef d'El Mourabitoune en remplacement du Borgne. Il s'est d'ailleurs donné le nom de Mokhtar Benmokhtar-Ben Omar Akouri, un Tunisien né le 23 octobre 1985 à Sidi Bouzid, a été nommé à la tête de katibet El Mourabitoune composée d'une alliance entre «Les signataires par le sang» de Mokhtar Belmokhtar et «Al Qaïda au Maghreb islamique», de Abdelmalek Droukdel alias Abou Mossaâb Abdel Wadoud. Une alliance créée justement dans le but, comme annoncé plus haut, de faire barrage à Daesh. La menace terroriste, selon nos sources, même si elle a échoué comme l'a souligné le vice-ministre de la Défense nationale Ahmed Gaïd Salah, reste importante, dans la mesure où l'organisation terroriste Daesh n'est pas loin des frontières sécuritaires. Nos sources confirment que la nébuleuse est à seulement 75 km, soit à Ghadamès en Libye. Ce qui complique davantage la situation c'est la non-reconnaissance par les tribus libyennes du gouvernement qui n'est pas en mesure d'assurer la protection des frontières. Nos sources proposent d'impliquer les tribus dans les négociations, d'autant plus que ces dernières détiennent un lot d'armement important puisé dans les casernes de la défunte armée libyenne. La Libye n'est plus la seule menace potentielle, le Mali qui gagne du temps pour appliquer les accords d'Alger profitant d'une situation instable avec le facteur étranger dans la région. La plate-forme d'Alger, selon nos sources, n'arrange pas l'armée étrangère sur le territoire malien, mais aussi le Maroc qui oeuvre pour déstabiliser le nord du Mali. Nos sources n'écartent pas le retour d'Al Qaïda en Afrique de l'Ouest dans la mesure où la Somalie est devenue une porte d'entrée des terroristes en provenance de la Syrie et l'Irak.
On compte des Syriens, Tunisiens et Irakiens dont l'envoi est prévu au nord du Mali. Cette menace est certes préoccupante, mais pas que pour l'Algérie dont les frontières nord sont ouvertes sur la Méditerranée, mais aussi pour l'Europe. Mais en tout cas, ces nouvelles donnes seront soumises à une nouvelle stratégie sur le plan sécuritaire mais aussi diplomatique. La France présente avec ses militaires dans la région veille à garder un climat tendu, son allié de toujours les USA, qui à plusieurs reprises se sont réjouis des efforts de l'Algérie pour une résolution de la crise malienne, saisissent le climat qui y règne pour installer leurs GI dans la région.