OULD ABBÈS À MÉDÉA

"Le FLN est inébranlable"

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«Les attaques contre le parti ne sont pas une source d'inquiétude...»

Le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès, a déclaré, hier, à Médéa que sa formation politique n'est «nullement inquiète des attaques qui visent à le discréditer auprès de l'électorat». Il a estimé lors de son meeting animé à la salle omnisports de Médéa dans le cadre du 10e jour de la campagne électorale, que les attaques dont fait l'objet, depuis quelques jours, sa formation politique, «ne sont pas une source d'inquiétude pour son parti et ne parviendront pas à ébranler sa confiance en une large victoire lors du scrutin du 23 novembre». Ce sont plutôt nos adversaires politiques qui sont inquiets devant la machine électorale du parti et de son ancrage au sein de la société, a-t-il ajouté. Il a affirmé que «le peuple est avec le FLN, qu'il est sa source et son vivier». Il a réitéré son appel aux candidats de son parti en vue de privilégier le travail de proximité, d'être à l'écoute des préoccupations et des attentes des citoyens, tout en les invitant à éviter de faire de «fausses promesses aux gens». Les candidats sont instruits, dans le cadre de leur travail de proximité, a convaincre l'électorat à choisir les listes du parti et les inciter à aller voter au profit de ces candidats, en optant pour un discours réaliste et mobilisateur.
Le FLN a pris le pari de miser sur la jeunesse pour consolider sa place de première formation du pays, a-t-il indiqué, soutenant que le mouvement de rajeunissement opéré au sein du parti sera l'un des facteurs de réussite lors du scrutin du 23 novembre. Le patron du FLN a menacé lors de son meeting à Alger «d'appuyer sur le bouton de la batterie des missiles qu'il a ramenés de Moscou». Lors de cette campagne qui amorcera bientôt sa troisième semaine, Ould Abbès a essuyé des critiques des leaders de plusieurs formations politiques, y compris celle de la coalition présidentielle. A ce propos, le président du MPA a rétorqué: «Certains nous disent qu'ils ont le nom du prochain président en tête ou dans le coeur. Nous sommes en 2017, pas en 2019. Attendez que la date de la présidentielle arrive. Aucun parti ne peut décider qui sera le prochain président de la République. C'est au peuple de décider. Sortons du monopole. De plus, Bouteflika est président de tous les Algériens, pas celui d'une catégorie sociale ou d'un parti», a-t-il déclaré.
Le président du MSP n'est pas en reste, il a qualifié de «très graves» les déclarations du secrétaire général du FLN selon lesquelles «il a en tête le nom du futur président de la République». Il a affirmé que «ces propos nuisent à la pratique politique et aux principes de la démocratie». «J'aurais voulu entrer dans sa tête pour voir qui sera le prochain président, mais j'ai dû abandonner cette option car je sais (...) qu'il n'y a ni président ni personne d'autre à l'intérieur» a ajouté à Constantine Abdelmadjid Menasra sur un ton ironique. Le président de Talaie El-Houriyet pour sa part, a répondu à Ould Abbès qui avait indiqué lors de son passage sur une chaîne de télévision privée, que «l'ancien chef du gouvernement a trahi le président Bouteflika». Ali Benflis a indiqué à la chaîne de télévision Beur TV, que «son différend avec le président de la République est lié à leurs divergences de vision et conception de l' Etat et du multipartisme». «Le différend en islam est une miséricorde», a-t-il ajouté, en faisant savoir qu' «il ne divinise personne» et qu' «il appartient à l'école de Cheikh Ibn Badis».