ANNABA

Les partis en perte de vitesse

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A l'origine de cette réalité et outre les promesses non tenues des locataires sortants des 12 communes de Annaba, la mise à nu du bricolage adopté par les gestionnaires des Hôtels de ville de la wilaya de Annaba. En effet, les averses survenues en pleine campagne électorale sur la wilaya, situation face à laquelle beaucoup de candidats n'arrivent pas à développer un discours électoral, nourrissant un débat public sur les doléances des populations. Le laisser-aller, l'irresponsabilité et les lacunes de leurs prédécesseurs à l'origine de l'état général des 12 communes de la wilaya de Annaba ont suffi à l'électorat de bouder les rassemblements de proximité, adoptés par l'ensemble des candidats des formations politiques. Au 12ème jour de la campagne électorale pour les locales du 23 novembre 2017, les candidats des partis politiques notamment le FLN et le RND, entre autres formations ayant failli à leurs missions, sont en perte de vitesse. État lamentable et manque d'entretien, faisant des routes un mouroir à ciel ouvert. Aussi, plusieurs routes bloquées, de par les eaux usées et pluviales des réseaux d'évacuation débordant de partout. Le manque de curage des avaloirs et la défaillance du réseau de drainage des eaux pluviales dans plusieurs zones d'habitations, sont à l'origine de l'état lamentable des cités et quartiers à Annaba, pénalisent fortement ses populations et les usagers de son réseau routier. Ce scénario classique auquel sont confrontées les populations à chaque saison hivernale a vraisemblablement mis les candidats aux échéances en perspective dans une impasse, pour ne pas dire en situation de perte de vitesse. Les prétendants au statut de pouvoirs publics face aux lacunes de leurs prédécesseurs, semblent en manque de vocabulaire pour convaincre un électorat hors connexion. Que peuvent promettre les candidats aux populations dont le cadre de vie est agressé par les nids-de-poules, la gadoue et les routes défoncées entre autres désagréments. Même le chef-lieu de la commune de Annaba n'échappe pas à cette triste réalité. Le début de la saison des pluies est synonyme de difficultés pour les Annabis. Qu'ils soient à Sidi Amar, El Hadjar, El Bouni à Berrahal, Aïn El Berda ou Hadjer Eddis ainsi que toutes les banlieues, le constat est le même chaque hiver. Pour ne citer que cet état de fait, car l'ampleur des désagréments censés être bannis du quotidien des populations, est plus importante qu'on ne le pense. La preuve en est, son impact direct sur la campagne électorale. En effet, la répétitivité de cette situation et bien d'autres, dont la tendance est devenue une culture chez les responsables des collectivités locales, reléguant l'intérêt des administrés au second plan, a contraint les candidats des formations politiques à s'orienter vers les campagnes de proximité, afin de sensibiliser l'électorat. Ce dernier, dont le souci primordial est la prise en charge de ses préoccupations locales. En somme, ce que le lecteur cherche dans une campagne électorale ce sont les propositions en rapport direct avec son quotidien, projets locaux générateurs de richesse et d'emplois et solutions au problème de l'insalubrité et de l'environnement agressé au quotidien par, notamment l'anarchie urbaine qui défigure la wilaya de Annaba. Certains candidats parlent de problèmes politiques et économiques et de présidentielle dans une campagne, initialement au renouvellement des APC et APW. Ainsi, en l'absence d'une actualisation du discours destiné aux électeurs, «le terre à terre», les candidats en lice pour les locales du 23 novembre ne parviennent toujours pas à renverser la vapeur et capter l'intérêt des populations. Hormis l'appel à la mobilisation générale le jour ''J'', le répertoire des discours de l'ensemble des candidats ne semble pas intéresser l'électorat qui jusqu'à la mise sous presse, est le premier absent des sorties de proximité des candidats des formations politiques à Annaba, dont le nombre de rassemblements populaires se compte sur le bout des doigts. En attendant le meeting du secrétaire général du Front de Libération nationale Djamel Ould Abbès, prévu le 15 du mois en cours et celui de Ahmed Ouyahia probablement avant la fin de la campagne électorale, les candidats des autres partis politiques continuent de faire du contact de proximité leur talon d'Achille.