FRONT SOCIAL

Sidi Saïd et Zemali font cause commune

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Pour le ministre, force est de noter que l'Ugta est une puissance syndicale de par les sacrifices pour préserver, tout en la défendant, l'unité nationale.

Ayant pris part à la troisième session des travaux du comité exécutif de l'Union générale des travailleurs algériens, le ministre du Travail de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali, a, à partir d'Oran, été explicite en réitérant, encore une fois, son soutien indéfectible à la Centrale syndicale.
Dans son allocution, le ministre n'a pas omis de souligner les sacrifices des syndicalistes ayant démontré leur abnégation quant à la promotion du monde du travail. De tels propos valent leurs pesants d'or, vu le contexte actuel qui marque l'actualité nationale, notamment en ce qui concerne le travail et l'emploi.
Pour Mourad Zemali, force est de constater que l'Ugta constitue une puissance syndicale de par les sacrifices consentis par ses cadres pour préserver, tout en la défendant, l'unité nationale. Un tel discours est plus que révélateur que la situation que traverse le pays nécessite la prudence ainsi que la vigilance, vu que le front social est marqué ces derniers jours par une ébullition jamais égalée auparavant.
Ce sont là les messages tout sibyllins du ministre qui a, au fur et à mesure de son speech, fait un large tour d'horizon sur le monde de travail dans son volet lié à l'absorption du chômage.
Dans ce sillage, il a souligné que le chômage, qui sévissait fortement en 2000, est ramené autour de 11%, grâce, la politique et les différents dispositifs mis en place par le président Abdelaziz Bouteflika. En 2000, le chômage était, selon Mourad Zemali, de 30%. Le ministre dira en ce sens que «le Président Bouteflika a fait du travail et de l'emploi une priorité absolue en mettant en place les dispositifs Ansej et Cnac». Toujours dans le même cadre d'idées, il n'a pas raté l'occasion pour appeler les entrepreneurs, les organisations patronales, les partenaires économiques ainsi que les employeurs à se mettre de la partie en prenant en compte la question de l'emploi. Il a plaidé la prise en charge, de manière prioritaire des sortants des universités, des instituts et des écoles supérieures. Le ministre a, dans ce chapitre, rappelé que la tripartite, ayant réuni le gouvernement, l'Ugta et le patronat a, durant les 25 rencontres tenues auparavant, évoqué la question du travail, d'où la hausse du salaire de base à raison de 200%. Comme elles ont permis, depuis 2012, l'augmentation de la pension de la retraite évaluée à 153%.
Evoquant la liberté de l'exercice syndical, le ministre a fait état de l'existence de pas moins de 101 organisations syndicales, dont 65 syndicats à caractère national, exerçant en toute légalité. Abdelmadjid Sidi Saïd n'a pas été tendre ni indulgent vis-à-vis de ses détracteurs, cadres de l'organisation qu'il guide, les traitant de tous les noms d'oiseaux. Il n'a pas hésité à répondre à cette «aile» qualifiant l'Ugta «d'inerte et de léthargique». «Notre syndicat n'est pas dormant», a répondu crûment Sidi Saïd ajoutant que «notre silence est de la sagesse». Il a affirmé d'un ton sec «la léthargie de l'Ugta est un respect vis-à-vis des institutions de la République». «L'union ne dort pas, elle préserve la stabilité sociale», a-t-il ajouté avant d'expliquer qu'il «s'agit là d'une grande responsabilité». Sidi Saïd a accusé ses adversaires de «vouloir détruire l'Ugta». «Cela n'arrivera jamais», a-t-il fulminé affirmant que «les syndicalistes de l'Ugta ne seront dupés par personne». «Et nous n'avons peur de personne», a-t-il mis en garde.