3E JOUR DE L'EXERCICE DE SIMULATION D'UN MÉGA-SÉISME À BOUIRA

Nos pompiers impressionnent

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Les hommes de Mustapha El Habiri, qui sont le seul partenaire de l'Europe dans la région, ont confirmé aux experts européens tout le bien qu'ils pensaient d'eux.

Les grandes manoeuvres ont commencé! Les exercices algéro-européens de simulation d'un méga-séisme à Bouira (100 km d'Alger) sont depuis hier dans leur phase de terrain. Toutes les équipes internationales sont à pied d'oeuvre depuis dimanche soir. Après avoir installé leurs campements, ils ont commencé hier les opérations de sauvetage sur les sept sites prévus à cet effet. D'emblée, les experts internationaux ont fait part de leur forte impression quand aux capacités techniques et organisationnelles des hommes de Mustapha El Habiri. «Nous avons été impressionnés par la Protection civile algérienne», a indiqué Anne Simon, chef adjointe de préparation des urgences à l'Union européenne. «Ils ont une connaissance et une maîtrise pointues des séismes», a ajouté la même responsable, dont l'institution qu'elle représente a financé ces exercices, à hauteur d'un million d'euros. «Elle a atteint un niveau des plus appréciables, ses capacités de réaction et d'intervention sont des plus remarquables. Pour l'Union européenne c'est donc un partenaire fiable», a-t-elle poursuivi en rappelant que l'objectif principal de ce genre d'exercices est de faciliter les coordinations de partenariats avec les pays les plus proches, à l'instar de l'Algérie. «On se prépare à toute éventualité.
Les catastrophes naturelles ne préviennent pas. Les pays ne peuvent gérer seuls ce genre de catastrophe, ils ont besoin de pays qu'ils connaissent, comme l'Algérie», a soutenu la même responsable. Le capitaine Scelle est, lui, un pompier français, membre de la Commission européenne, qui s'occupe de l'organisation de ces manoeuvres. Il rappelle que L'Algérie est un partenaire de l'Union européenne. «Elle peut s'appuyer sur le mécanisme de la Protection civile européenne, notamment le Centre européen de gestion de crise qui propose des modules selon les besoins formulés par les pays sinistrés. «Cet exercice sera une première mise en oeuvre de ce partenariat sur le terrain», s'est-il félicité. Emilio Leo est un pompier espagnol présent à ces manoeuvres en tant qu'observateur international.
Lui aussi ne tarit pas d'éloges sur nos pompiers. «Je suis un observateur européen. J'ai remarqué que la Protection civile algérienne connaît très bien son sujet. Je suis aussi content d'observer une parfaite entente et collaboration avec leur partenaire européen. Le début de la première journée d'exercice a été parfaitement réalisé, ce qui nous laisse des plus confiants quant à la réussite de ce partenariat qui vise à sauver des vies des deux côtés de la Méditerranée», a-t-il fièrement indiqué. Son collègue des pompiers de Madrid, Igor Gimenez a, lui, tenu à mettre en évidence la bonne coordination dont ont fait preuve nos anges en noir. «Pour le moment, nous n'avons pas eu de travail de terrain avec les pompiers algériens.
Néanmoins, je tiens à signaler la parfaite coordination qu'il y a eu avant et pendant notre arrivée, ce qui nous a permis de nous installer dans de très bonnes conditions», a-t-il fait savoir. «Cette coordination est très importante en cas de catastrophes naturelles afin d'intervenir le plus rapidement possible», a rappelé ce pompier madrilène. Enfin, le colonel Tarek Oueslati de la Protection civile tunisienne a tenu à remercier les autorités algériennes pour leur invitation. «Nous sommes contents d'être là. Cette expérience sera très enrichissante pour la Protection civile tunisienne. Nous sommes là, pour apprendre de nos confrères algériens qui ont atteint un niveau des plus remarquables.
Nous ambitionnons d'obtenir la certification Israg en 2020, comme l'ont fait les Algériens. Cet exercice, ainsi que l'expérience algérienne, nous permettront d'atteindre cet objectif», a-t-il conclu avec beaucoup d'optimisme.