L'ÉCLAIRAGE PUBLIC

Ça coûte 10 milliards de dinars par an

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Les écoles publiques et les crèches totalisent à elles seules 34% de la consommation de l'énergie électrique au niveau des communes. Ainsi, les collectivités locales paient chaque année 10 milliards de dinars pour l'éclairage public. C'est ce qu'a révélé la représentante du ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, chargée des projets des énergies renouvelables, Nahla Keddache, au cours d'une rencontre organisée, mercredi, par le Club Energia du FCE.
Cette facture «élevée» est liée principalement, selon la représentante du ministère, à la nature des lampes utilisées sur le réseau d'éclairage public, qui en compte 3 millions, en tout. Sur ce réseau, 36% du parc est composé de lampes à mercure, qui sont «énergivores» au moment où 62% sont des lampes à vapeur de sodium et à peine 2% sont des lampes LED, alors que 0,42% seulement, sont des lampes faisant partie d'un dispositif photovoltaïque. Selon la même intervenante, les écoles et les crèches totalisent 34% de la consommation de l'énergie électrique au niveau des communes, viennent ensuite, les mosquées avec 22% et les infrastructures administratives avec 20% de la consommation électrique globale des communes. Cette forte consommation d'énergie électrique alourdit les budgets des communes qui se retrouvent avec d'importantes factures impayées auprès de la société de distribution électrique (Sonelgaz). A ce jour, les dettes des communes à l'entreprise publique s'élèvent à 5 milliards de dinars. «Si cette situation n'est pas sérieusement prise en charge, elle risque de s'aggraver, car nous réceptionnons chaque année de nouvelles infrastructures qui représentent des charges supplémentaires à inscrire aux budgets locaux», a fait remarquer Nahla Keddache. Elle a indiqué que le manque d'informations sur la réglementation en vigueur dans le domaine de l'efficacité énergétique, ainsi que l'absence de procédures pour développer des projets dans les énergies renouvelables, font qu'il n'y a pas de maîtrise de la consommation énergétique au niveau des collectivités locales. «On réalise régulièrement des projets d'écoles et d'infrastructures routières, mais on a toujours l'impression que les projets relatifs aux énergies renouvelables sont difficiles à se concrétiser à cause de leurs coûts élevés et de la technicité que de tels projets impliquent», a-t-elle fait savoir. A tous ces critères négatifs qui perdurent quant à une gestion intelligente des deniers de l'Etat, faut-il ajouter la «négligence» et un certain «laisser-aller» fort condamnables, comme oublier d'éteindre des locaux vides qui restent éclairés toute la nuit ou encore des réverbères qui ne s'éteignent «jamais».