LA MINISTRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE À PARTIR D'ORAN

"Il faut généraliser la langue amazighe"

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La langue amazighe a été l'un des sujets particuliers abordés par la ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit, à l'occasion de la seconde journée de la visite de travail et d'inspection qu'elle a effectuée à Oran. Dans ce sillage, elle a plaidé la généralisation de cette langue en interpellant les enseignants, les invitant à commencer par apprendre et ensuite à initier les élèves à tamazight.
Sur ce ton, Nouria Benghebrit n'a pas omis de rappeler la nécessité d'élargir l'apprentissage de cette langue un peu partout sur le territoire national. L'école est, pour la ministre, le premier noyau formant la société, d'où la nécessité d'aller de l'avant en amadouant les élèves, en leur faisant aimer l'éducation. Elle dira en ce sens que «l'enseignement est appelé à tisser de bonnes relations avec l'élève». La ministre est plus que convaincue qu'en agissant de la sorte, l'élève se rendra avec bonheur à l'école.
Benghebrit, ayant à son actif plusieurs recherches dans ce domaine, a explicité le fond de sa pensée en le résumant par une seule déclaration qui repose sur un seul préalable qu'elle estime comme solution idoine à un problème posé depuis des années, la déperdition scolaire. C'est dans ce chapitre bien nommé qu'elle a invité ses représentants locaux à s'ingénier à mettre en place des modes opératoires permettant l'attractivité de l'élève. «Il faut créer l'atmosphère confortable supposée le conduire (l'élève, ndlr) vers la réussite et l'épanouissement de sa personnalité». Le socle d'une telle politique et la stratégie éducative reposent essentiellement sur le cycle préscolaire ou encore les classes préparatoires auxquels le département de Benghebrit accorde une importance capitale. Là aussi, la ministre ne s'est pas attardée pour expliciter la politique suivie par le département qu'elle dirige. Dans ce sillage, elle a appelé les encadreurs de ces classes à remplir pleinement les missions qui leur sont assignées en préparant ces enfants de 5 ans devant rallier le cycle primaire à partir de l'âge de 6 ans.