DEUXIÈME DÉMONSTRATION DE L'ARMÉE AUX FRONTIÈRES SUD-EST

Exercice à balles réelles à Djanet

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Tout comme l'opération «Toufane» à Oran, celle effectuée à Djanet est tout aussi impressionnante.

Après l'impressionnante opération militaire réalisée à Oran au niveau de la 2e Région militaire (RM), le théâtre des opérations a eu lieu cette fois-ci aux frontières Sud-Est dans le secteur de Djanet, appartenant à la 4e Région militaire.
Au troisième jour, il s'est rendu au secteur militaire de In Amenass où il a également suivi le même exercice de tir à balles réelles.
Ces opérations clôturées hier, en présence du vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'ANP, le général de corps d'armée, Ahmed Gaïd Salah, les opérations ont été impressionnantes puisqu'elles ont été effectuées à balles réelles. En effet, entamant sa deuxième journée d'inspection à Ouargla, au niveau de la 4e Région militaire, le vice-ministre de la Défense nationale, a assisté à un exercice tactique de haut niveau effectué à balles réelles. L'exercice s'est déroulé au champ de tir et de manoeuvres du Secteur opérationnel au sud-est de Djanet. Un tel exercice réalisé dans les temps avec beaucoup de précision et de professionnalisme ne manquera pas de rassurer le général de corps d'armée qui a affiché sa totale satisfaction, notamment du fait qu'il s'agit d'un exercice qui a affirmé la disponibilité sans faille des troupes à agir avec puissance.
Le vice-ministre de la Défense nationale ne manquera pas de souligner à l'issue de cette démonstration fabuleuse, «la ferme détermination, la volonté d'acier et la persévérance à réussir les missions assignées, demeurent à jamais, un exemple de puissance et de rigueur de combat». Pour le chef-d'état major de l'ANP c'est même «un symbole de réussite et de triomphe. Tels sont les dogmes qui prouvent l'aptitude à assimiler les facteurs garantissant la puissance militaire et ses impératifs». Le vice-ministre de la Défense nationale soutient dans ce contexte, qu'il s'agit «d'un principe, voire des principes de détention des moyens qui nous permettent, en cette région stratégique à caractère géostratégique instable, de réaliser les objectifs opérationnels, en adéquation avec nos aspirations en termes d'ultime Etat-prêt, exigeant de l'Armée nationale populaire de répondre en permanence et en toutes conditions et circonstances, aux attentes de son peuple et à la hauteur de la noblesse des missions qu'elle s'honore d'accomplir». Ces déclarations concordent avec les nouvelles accusations du Maroc contre l'Algérie. En effet, le Maroc a une nouvelle fois proféré de graves accusations contre l'Algérie, par le biais de son ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, qui s'est exprimé dans un entretien accordé au magazine Jeune Afrique. Le Marocain est revenu sur les présumées relations qu'entretiendrait l'Iran et son allié libanais le Hezbollah avec le Front Polisario du Sahara occidental, pour prétendre proférer des mensonges et des contrevérités. Le Maroc qui est subtil pour créer des incidents diplomatiques, surtout quand il s'agit de l'Algérie, reste sourd aux avertissements et n'a pas encore digéré sa défaite face à l'Algérie, continuant de véhiculer des accusations dont il payera les conséquences. Comme pour la démonstration de force de «Toufane», le Maroc ne va pas encore une fois apprécier cet exercice dont le vice-ministre de la Défense nationale ne manquera pas d'ajouter à ses déclarations:
«Notre permanente insistance se focalisait sur l'impératif de procéder aux évaluations réelles de l'ensemble des efforts fournis, en particulier, ceux ayant trait aux exercices tactiques des différents niveaux et objectifs, car l'exercice est un véritable examen sur le terrain de l'appareil de formation, en tant que base et fondement de production des compétences, il est également un test du niveau de préparation au combat, qui représente le pilier de la pratique et de l'apport des qualifications nécessaires, ce qui permet à la fois de vérifier la qualité du matériel utilisé et du degré de maîtrise de son utilisation par les éléments, ainsi que d'évaluer le niveau de conduite de la bataille dans son scénario expérimental le plus proche de la réalité.» Le message du général de corps d'armée est bien clair et prononcé avec des termes précis pour signifier à ceux qui tardent à comprendre que le pays est sur ses gardes et prêt à affronter toutes les menaces et risques. Le titre même décerné à cet exercice «Sous-Groupement tactique faisant face à une attaque non conventionnelle», est plus qu'un avertissement, c'est une mise en garde douée de sens. Le choix de Djanet est un fait qui répond aussi aux détracteurs qui s'aventurent aux frontières comptant sur leurs parrains occidentaux.
A noter, selon un communiqué du ministère de la Défense nationale que «l'exécution de l'exercice tactique avec munitions réelles, a été menée par quelques unités du secteur, appuyées par des hélicoptères de soutien de feu. Il a été mené dans le respect des horaires fixés et dans toutes ses phases, avec une grande rigueur, bien mise en évidence par l'exactitude avec laquelle les cibles ont été atteintes, affirmant clairement le degré de préparation, d'élaboration et d'exécution de cet exercice, ainsi que le haut niveau de professionnalisme que les éléments de nos Forces armées ont atteint».