NOUREDINE BEDOUI AU SUJET DES APC EN SITUATION DE BLOCAGE

"Seulement sept sont en totale paralysie"

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Selon Nouredine Bedoui, cette situation est le fruit de diverses mésententes entre les membres qui constituent ces APC.

Le ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, Nouredine Bedoui, a évoqué jeudi dernier, à Alger, la confusion qui règne en maître dans de nombreuses Assemblées populaires communales (APC), amenant certaines à la paralysie totale. S'exprimant au Sénat, ce dernier a minimisé la situation en affirmant que «ces cas ne dépassent pas le taux de 2,2%, soit 34 sur 1 541 APC.» Il a ainsi précisé que «seulement sept connaissent une paralysie de la plupart de leurs activités et le recours à des instances de délibération». Selon Noureddine Bedoui, cette situation est le fruit de diverses mésententes entre les membres qui constituent ces APC.
A ce titre, le responsable a rappelé que l'installation des Assemblées populaires communales s'est faite après l'annonce des résultats définitifs des élections du 23 novembre dernier. «35 communes n'ont pas encore installé les commissions prévues par le nouveau Code communal de 2016 à cause des désaccords entre les membres de la majorité et le président», a-t-il avancé. Il a fait remarquer par ailleurs, qu'hormis les sept APC qui font l'objet d'un blocage, «les problèmes des 28 autres assemblées n'ont pas impacté le déroulement normal de leurs activités et la prise en charge des préoccupations des citoyens car les autorités locales ont mis en oeuvre les dispositions du pouvoir de substitution du wali prévues par le Code communal». Donnant davantage de détails, Nouredine Bedoui a expliqué que «le wali peut prendre, pour tout ou partie des communes de la wilaya, lorsqu'il n'y aurait pas été pourvu par les autorités communales, toutes les mesures relatives au maintien de la sécurité, de la salubrité et de la tranquillité publiques et à la continuité du service public, notamment la prise en charge des opérations électorales, le service national et l'état civil».
Il rassure encore en affirmant que toutes les mesures légales ont été prises pour garantir le fonctionnement normal des services de la commune et des services publics en relevant pour servir le citoyen et ce en mandatant leurs gestionnaires selon le cas, soit au chef de daïra, au secrétaire général de la commune ou à l'attaché administratif. Il fait savoir dans ce sens que les acteurs locaux et les autorités locales conjuguent leurs efforts dans l'optique de «parvenir à un consensus dont la finalité est de «faire prévaloir l'intérêt général sur les intérêts personnels».
Signalant le «faible nombre» d'APC n'ayant toujours pas installé leurs commissions, Nouredine Bedoui garantit que son département veille à «lever tous les obstacles qui empêchent leur installation». A ce propos, il a lancé un appel aux députés, aux élus locaux et aux partenaires politiques à «exhorter les concernés à surmonter leurs différends».
Il faut rappeler que le problème lié au blocage des APC survient de manière récurrente. En 2016, le décret ayant été promulgué à la date du 23 mars, a stipulé qu'en cas de graves désaccords entre les membres, qui tendent à entraver le déroulement normal des organes de la commune et après mise en demeure de l'Assemblée par le wali, restée sans effet, cette Assemblée communale ou de wilaya sera dissoute et pourra être renouvelée. Cependant, le blocage perdure et continue à ce jour de paralyser les APC au niveau national. Dans certaines communes, quelques membres d'APC tentent tant bien que mal de débloquer la situation, mais sans succès, ne parvenant toujours pas à apaiser les tensions.
Par ailleurs, Nouredine Bedoui s'est également exprimé, lors d'une séance plénière au Conseil de la nation, sur des cas d'agressions contre les agents de police dans l'exercice de leurs fonctions qui sont «quasi inexistantes». Tout en parlant de quelques agressions verbales, il a souligné que cela «ne constitue pas un phénomène ou une préoccupation. Concernant les mécanismes de protection des agents de police lors de l'exercice de leurs activités quotidiennes, il a insisté sur le fait que ces derniers disposent de toutes les garanties et exercent pleinement leurs fonctions. Il précisera d'ailleurs que «les auteurs d'agression contre un agent de police sont poursuivis en justice».