AUCUN INCIDENT GRAVE DURANT LE RAMADHAN

Les Algériens ont jeûné dans la sérénité

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Il faut rappeler que par le passé, des comportements touchant à la tranquillité de la population apparaissaient intensément et de façon plus courante durant les 30 jours de jeûne.

Le Ramadhan marquera sa fin, demain ou samedi. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le mois du jeûne aura été cette année, ponctuée sur le volet sécuritaire, par une relative quiétude au niveau des centre urbains notamment. En effet, c'est dans un environnement plutôt serein, que les citoyens ont passé les jours du mois sacré. Il faut rappeler que par le passé, des comportements touchant à la tranquillité de la population apparaissaient intensément et de façon plus courante durant les 30 jours du jeûne. A peine quelques jours après son commencement, des comportements scabreux étaient recensés un peu partout dans la capitale et ses environs. En dépit du renforcement d'année en année du dispositif sécuritaire, ce problème s'est toujours posé en ce laps de temps précis, (bagarres et recrudescence de la petite délinquance). Sans parler du taux d'accidents de voitures qui connaît une inflation importante durant cette même période. Les nerfs des uns et des autres sont souvent à vif pendant le mois du jeûne, ce qui conduit nombre de personnes à ne plus répondre de leurs actes. Ainsi, chaque année, sur les routes, les morts sont comptés par dizaines. Plusieurs accidents sont enregistrés, en particulier quelques heures avant l'Adhan. Par ailleurs, dans l'enceinte des cités et autres quartiers, la tranquillité des uns et des autres est souvent ébranlée par des petits groupes de délinquants qui, souvent, provoquent des rixes et perturbent les activités des citoyens désireux de profiter des soirées ramadhanesques. Dans certaines communes isolées, par peur de s'embrigader dans ces «embuscades», des gens choisissent de ne pas s'aventurer dehors, ce qui est le cas de beaucoup de femmes. Toutefois, pour le Ramadhan de cette année, alors que nous sommes pratiquement à sa fin, aucun incident grave n'a été signalé. Les quartiers brûlants de la capitale, bien que grouillant de monde, ont été marqués contrairement au passé, par une certaine sérénité. En effet, en ce qui concerne le taux de criminalité, un bilan dressé par la direction générale de la Sûreté nationale (Dgsn) à la première quinzaine du mois, fait état d'une baisse manifeste de toutes formes de banditisme. Dans les wilayas de l'Est, cette baisse est de l'ordre de 20%. Cette décroissance notable est expliquée par la même source, par le renforcement du dispositif policier et de la mobilisation d'un effectif imposant au niveau des villes principales et de ses périphériques. Même chose dans la capitale, où l'on remarque que les forces de l'ordre se son organisées.
Des éléments de la police sont dépêchés un peu partout, dans les zones qui connaissent une importante affluence, en début de soirée. Notons que depuis trois ans, les actes de délinquance connaissent un léger recul, durant le mois de Ramadhan.
Les défaillances de la sécurité constatées dans les grandes agglomérations, ont vraisemblablement trouvé avec le temps, le dispositif adapté permettant de contrôler les principaux points sensibles.