BILAN CATASTROPHIQUE DU PREMIER MOIS DE LA SAISON ESTIVALE

62 noyades enregistrées

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Depuis le début de la saison estivale, les plages et les points d'eau enregistrent plus de 13 millions d'estivants. Si vacance rime avec insouciance, la baignade peut se transformer en noyade. Vacanciers et canicules affluent laissant place à un risque plus élevé de noyades. 62 personnes ont déjà perdu la vie jusqu'à ce jour dont 26 dans les plages autorisées et 36 dans les points d'eau, selon les dernières estimations publiées hier, par la Dgpc. Les zones qui enregistrent le plus de victimes sont les plages interdites et les points d'eau. On n'en dénombre plus exactement 14 dans les mares d'eau, neuf dans les retenues collinaires six dans les oueds, quatre dans les barrages et trois dans les bassins. Ils présentent le plus de risques de danger. Une situation critique, ce sont les enfants entre six et 16 ans qui représentent le plus grand nombre de victimes. Les unités d'interventions de la Protection civile redoublent d'efforts, et il ne se passe pas un seul jour où des vies ne sont pas sauvées. Les unités ont enregistré plus de 14 600 interventions au niveau des plages. D'ailleurs, 9500 personnes ont été secourues des noyades. Malgré ces sauvetages, le bilan est assez lourd pour un seul mois. Et il se pourrait même qu'il augmente les prochaines semaines. Le dispositif de surveillance élaboré par la Dgpc nécessiterait peut-être un nombre supplémentaire d'effectifs. Plus de 15 000 saisonniers encadrés par 3000 agents expérimentés de la Protection civile sont disponibles. Le nombre de saisonniers en fonction varie d'une plage à une autre, car cela dépend de la taille de la plage en question. Lors d'une situation d'intervention, une équipe de trois à quatre plongeurs ainsi que cinq agents de la Protection civile sont mobilisés pour un repêchage. Cette opération de recherche peut durer deux ou trois heures, jusqu'à environ 12h. Les recherches s'effectueront jusqu'au sauvetage et n'ont jamais encore excédé 24h. Les unités de la Protection civile et notamment les maîtres-nageurs, couvrent une surveillance de 12h par jour, autrement dit, de 8h à 20h. Concernant les possibles sauvetages hors horaires de surveillance, une équipe est quoi qu'il en soit, toujours présente. «Tous les moyens seront déployés pour sauver les vies en danger» déclare Nassim Bernaoui, chargé de la communication de la Protection civile. De plus, dans le cas d'une situation critique, chaque wilaya met à disposition des renforts supplémentaires. «Toutefois, dans les mauvais scénarios et notamment dans des emplacements anarchiques comme les retenues collinaires, le sauvetage est parfois difficile voire quasi impossible», estime Nassim Bernaoui, chargé de la communication de la Protection civile. Rappelons qu'en 2016, Mostaganem avait enregistré 12 morts en un seul jour. Une situation que juge la Protection civile «de très grave». Notons aussi, qu'en 2017, le bilan des noyades était de 193 morts durant la période du 1er juin au 22 août avec une affluence de plus de 116 millions d'estivants. Un chiffre qui reste tout de même très alarmant, mais qui a diminué par rapport à 2016 qui était de 206 décès, et ce, avec 37% de sauvetage en plus par rapport à 2015. Un nombre de victimes qui diminue et qui espérons diminuera encore pour cette année. La Protection civile lance très souvent des campagnes de sensibilisation sur les dangers de la mer. Une campagne de sensibilisation se prépare pour le 12 juillet prochain avec un programme organisé par le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib. Pour sa part, l'Agence nationale des barrages et transferts, lance actuellement une campagne de sensibilisation qui s'étend sur tout le territoire. Le temps des baignades doit rester synonyme de vigilance. Pour cela, il important de rappeler aux citoyens qu'une baignade peut vite tourner au cauchemar. Pour les plus jeunes, il est du devoir des parents de surveiller de façon stricte et attentive leurs enfants, malgré la présence des maîtres-nageurs.