L'AGENCE DE L'EMPLOI DE BÉJAÏA DÉVOILE SON BILAN

10 219 placements assurés en six mois

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C'est ce qui ressort de la conférence-débat, organisé hier à Akbou par l'agence de wilaya de l'emploi de Béjaïa autour de la thématique «l'emploi et la sécurité sociale». Au cours de cette rencontre, le chef de l'Awem de Béjaïa a dévoilé son bilan du premier semestre 2018. Ce bilan fait ressortir un nombre de 10 219 placements effectués durant cette période. Il s'agit de 8 720 placements classiques, dont 647 seulement orientés vers le secteur public, le reste est dirigé vers le secteur privé national avec 770 postes et étranger avec 367 autres. Un taux de réalisation des objectifs de 72,67%. Toutes les personnes bénéficient d'une assurance sociale. Tout comme d'ailleurs, les 798 placements effectués dans le cadre du dispositif d'aide à l'insertion professionnelle au même titre que les 701 autres placements ont été effectués dans le cadre des contrats de travail aidé. Les nouvelles demandes d'emploi enregistrées durant le semestre ont atteint 25 200 demandes. Quant aux offres d'emploi enregistrées dans le cadre classique elles sont de 12 205 postes et dans le cadre du Daip, elles sont de 1 683 postes, répartis en 3 844 postes dans le secteur industrie, 4 165 postes dans le secteur bâtiment, 4 088 postes dans le secteur service, et 108 postes dans le secteur de l'agriculture. Les différentes agences locales de l'emploi à travers la wilaya de Béjaïa ont organisé 65 ateliers de formation destinés aux demandeurs d'emploi, 660 ont suivi des cours englobant l'écriture de la demande d'emploi et l'établissement du CV, la recherche de l'emploi, les techniques de l'entrevue. Aussi, six clubs de recherche d'emploi ont été animés avec 60 participants. Outre ce bilan, les débats se sont articulés sur l'emploi et l'assurance. Si au niveau des placements de l'Awem, le problème ne se pose guère, c'est loin d'être le cas pour d'autres formes de recrutements qui échappent totalement à l'assurance. Le marché du travail algérien est déstructuré et déréglé. Le marché primaire structuré, formel, en d'autres emplois permanents, couverts par la sécurité sociale s'établit selon les derniers chiffres fournis à 62%, presque le double du marché dit secondaire non structuré, informel, soit les emplois non permanents, sans contrats, non affiliés à la sécurité sociale et à faible valeur ajoutée, qui représentent un taux de 38% des actifs occupés. Les emplois précaires et sans aucune protection sociale prennent une réalité préoccupante en Algérie. D'où l'impératif d'agir dans un cadre de la sensibilisation dans un premier temps en direction des employeurs. Les contrôles des services concernés doivent se multiplier pour contraindre les employeurs à garantir une sécurité sociale à leurs employés afin de les protéger des risques qu'ils encourent au quotidien, mais également de renflouer les caisses d'assurances sociales et de la retraite. En d'autres termes, l'Etat algérien a tout à gagner en orientant ses forces vers la lutte contre les emplois informels. Les recrutements à travers les dispositifs étatiques, dont l'Agence nationale pour l'emploi, restent à ce titre, le moyen le plus indiqué pour y parvenir.