RETOUR DES HARKIS ET RESTITUTION DES BIENS AUX COLONS ET PIEDS-NOIRS

L'ONM s'oppose

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Pour cette organisation «ce dossier est définitivement clos».

L'Organisation nationale des moudjahidine(ONM) a réagi par rapport à des voix qui ont plaidé le retour des harkis et la restitution de leur biens aux colons et pieds-noirs. A travers son communiqué rendu public avant-hier, cette organisation affirme s'opposer à cette éventualité. «Les menaces de faire sortir le dossier de restitution des prétendus biens des colons et des pieds-noirs en Algérie et le retour des harkis au pays «ne serviront pas de moyens de pression et de chantage contre l'Etat algérien» est-il souligné. Elle(l'ONM/Ndlr) considère que «les harkis qui ont trahi l'Algérie, ont choisi de vivre en France au lendemain de l'indépendance».Cette organisation a estimé que «le dossier relatif à la restitution des prétendus biens des colons et des pieds-noirs, évoqué à tout bout de champ par la partie française, «ne pourrait en aucun cas servir de moyen de pression et de chantage, eu égard aux grands sacrifices consentis par le peuple algérien durant la révolution». Ces biens dont parlent les Français «ont été spoliés à leurs propriétaires légitimes par la force et en vertu de lois iniques», a-t-on indiqué. L'Etat algérien a veillé à traiter ce dossier à travers la mise en place d'un système juridique qui a consacré le droit du peuple algérien à la restitution de ses biens spoliés, conformément à la légalité internationale qui «n'approuve pas la spoliation comme outil de confirmation du droit de propriété, aussi bien pour les individus que pour les Etats». «Le dossier des harkis a été clos définitivement pour l'Etat algérien et, par conséquent, il ne fera en aucun cas l'objet de chantage. C'est une question qui concerne la France seule et n'a aucune relation avec notre Etat», a-t-on martelé dans le communiqué. L'ONM a rappelé la position de l'Etat français vis-à-vis des Français qui ont choisi, au lendemain de l'occupation de leur pays par les nazis, de coopérer avec l'occupant. Bien que plus de 70 ans soient passés, ils continuent à faire l'objet de poursuites et de sanctions, outre leur privation de leurs droits civils». L'organisation a déploré le fait que «certains responsables d'institutions françaises officielles «sont toujours nostalgiques - de l'Algérie française- au point de revendiquer des droits illégitimes sur lesquels l'histoire a d'ores et déjà tranché». Par ailleurs, l'ONM a souvent fait savoir que «l'affaire des harkis concerne non pas l'Algérie, mais la France qui est devenue leur pays d'accueil». Pour ce qui est de la restitution des biens au profit des pieds-noirs disposant de biens en Algérie, cette organisation a toujours rappelé que «les Algériens sont les propriétaires légitimes des biens qu'ils réclament». Elle considère que ces biens sont devenus la propriété des Algériens dans le cadre des lois des «biens vacants» promulguées par l'Etat algérien. Enfin, pour l'ONM, ce dossier est définitivement clos.