POUR CONTRER L'AVANCÉE DE LA FIÈVRE APHTEUSE

Un "bataillon" de vétérinaires mobilisés

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Ils vont sensibiliser les éleveurs aux dangers de cette maladie, ainsi que les conseiller sur les mesures préventives à prendre.

La totalité du cheptel bovin algérien sera vaccinée contre la fièvre aphteuse. C'est ce qu'ont déclaré les services vétérinaires du ministère de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche. 2 millions de têtes seront vaccinées dès que la commande de vaccins sera réceptionnée. L'attente ne peut plus durer tant la fièvre aphteuse est une maladie contagieuse, qui peut se répandre vite. 1200 vétérinaires du secteur public, ainsi que 9000 autres du secteur privé, c'est-à-dire un total de 10200 vétérinaires, ont été mobilisés afin de sensibiliser les éleveurs aux dangers de cette maladie, ainsi que pour les conseiller sur les mesures préventives à prendre. Parmi ces mesures, enduire les étables de chaux, ainsi que de mettre de l'eau de javel aux accès de ces dernières. Cette année, ce sont cinq wilayas qui sont concernées par cette maladie, à savoir les wilayas de Tipasa, Tizi Ouzou, Béjaïa, Bouira et Sétif. Le virus en question est de type O, dont la présence est nouvelle en Algérie. C'est la première fois que la fièvre aphteuse de type O y est découverte, ce qui laisse penser que l'épidémie de cette année n'a rien à voir avec les précédentes, à noter celles de 2014 et 2017. Mais grâce à la prise de conscience des professionnels du secteur, l'épidémie est bien plus contenue cette année que pour les années précédentes. C'est grâce, notamment à l'expérience et au niveau de conscience supérieure quant à cette maladie des professionnels du secteur. Les campagnes de sensibilisation, qui sont encore en cours, portent leurs fruits. Les éleveurs sont plus conscients et plus prudents. L'épidémie de 2014, qui avait fait beaucoup de dégâts, n'a pas été oubliée. Les mouvements de cheptel sont très réduits et l'importation de bovins suspendue jusqu'à maîtrise de la maladie. Surtout que les premiers foyers découverts l'année dernière concernaient du bétail importé d'Europe. Les éleveurs évitent les marchés de bétail pour éviter toute contamination et signalent aux services vétérinaires tout cas suspect.
Les marchés s'en trouvent désertés. Ils préfèrent perdre une tête de bétail plutôt que l'ensemble du troupeau. Surtout que les services concernés ont ordonné l'abattage de toute bête suspectée de contamination, et ce jusqu'à réception des 2 millions de vaccins commandés. Il ne faut pas céder à la panique pour autant. La maladie se transmet extrêmement rarement à l'humain. Le virus étant sensible aux acides gastriques humains, elle ne se contracte pas à la consommation de viande infectée. La prudence reste de mise, mais les choses semblent bien parties grâce à l'action conjointe des éleveurs et vétérinaires.