ELLE VEUT DIVERSIFIER SON INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE

L'Algérie cherche ses médicaments

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Au vu d'une attractivité remarquée dans le domaine de l'industrie pharmaceutique, l'Algérie aspire aujourd'hui à renforcer ses partenariats avec d'autres pays, afin d'élargir ses horizons en la matière. C'est cette ligne directrice qu'a entrepris de suivre, depuis un moment, le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui. Ce dernier, déterminé à poursuivre dans ce sillage, a affirmé en marge d'une rencontre avec une délégation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS): «Nous nous employons à développer des partenariats avec les autres pays de la région, au regard de la grande expertise de l'Algérie dans différents domaines, dont celui des produits pharmaceutiques.» Cette volonté du département de la santé et de la réforme hospitalière s'est par ailleurs déjà illustrée par la tenue, au mois de juin dernier, de deux rencontres distinctes entre Mokhtar Hasbellaoui et les ambassadeurs de Hongrie et d'Espagne. L'objet de l'entrevue était justement la définition des perspectives pouvant consolider les partenariats bilatéraux que ce soit dans l'industrie pharmaceutique, les investissements ou encore la formation.
Bien qu'il soit ponctué par un certain potentiel qui a contribué à une relative évolution, le marché du médicament en Algérie est souvent marqué par des travers qui freinent sérieusement son essor. Plusieurs facteurs entrent en jeu dans ce ralentissement dont la bureaucratie. En effet, plusieurs spécialistes ont pointé du doigt les manquements constatés pour l'enregistrement des produits par exemple. Par ailleurs, on peut aussi imputer ce retard à la crise financière dont les conséquences se sont révélées quelque peu fâcheuses sur les prix des médicaments.
En ce qui concerne la rencontre, ladite délégation de l'OMS, reçue à Alger, a fait part de son désir de voir notre pays «participer massivement aux réunions annuelles de l'OMS, et ce, dans l'optique de «jouer son rôle de locomotive à la pointe du développement sanitaire en Afrique, dans le cadre du processus de réforme de l'Organisation.» Dans ce sens, Nguessan Bla François, l'un des représentants de l'OMS en Algérie, a appelé cette dernière à «mieux faire connaître son expertise et augmenter sa représentativité dans les différentes instances de cette organisation». Lors du débat avec les cadres de l'administration centrale, la délégation de l'OMS a précisé que le mandat de cette mission se limitait aux «niveaux décisionnels stratégiques», indique un communiqué du ministère de la Santé.
La délégation de l'OMS comprend différents experts, sous la supervision du chef du projet de la revue fonctionnelle des pays, Abdulmumini Usma, selon le communiqué du ministère, précisant que ces experts séjourneront en Algérie jusqu'au 10 août courant pour «élaborer un rapport et formuler des propositions à l'effet de permettre à la représentation de l'OMS en Algérie d'avoir une organisation en rapport avec les priorités du secteur de la santé en Algérie».