SEMAINE DE L'ALGÉRIE AUX ETATS-UNIS

Djellab expose les atouts du pays

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L'Algérie se fait connaître aux Etats-Unis. Une exposition qui étalera les atouts touristiques, culturels, historiques et même économiques du pays se déroule actuellement dans la capitale Washington. Ce rendez-vous inédit revêt une grande importance et suscite l'intérêt même de hauts responsables américains.
Le maire de Washington DC, Mme Muriel Bowser, a proclamé lundi dernier les journées du 10 au 13 septembre, semaine de l'Algérie dans la capitale fédérale américaine. «Ces journées qui coïncident avec la célébration du mois de l'héritage africain dans le District of Columbia qui abrite la capitale Washington DC, devraient renforcer de manière significative le patrimoine africain et promouvoir les relations de l'Algérie avec Washington DC, ainsi qu'avec l'ensemble des Etats américains», écrit le Mayor Muriel Bowser dans sa proclamation. Selon cette dernière, la manifestation permettra de découvrir les nombreuses facettes de la culture algérienne. Le premier gouverneur a rappelé même la contribution de la communauté algérienne, établie à Washington, au développement économique de la capitale fédérale et son rôle dans la promotion de la diversité culturelle de la ville. La cérémonie du coup d'envoi de cette manifestation s'est déroulée en présence du ministre du Commerce Saïd Djellab et de l'ambassadeur d'Algérie aux Etat-unis, ainsi que de nombreux responsables américains entre autres l'ambassadrice, Mme Joan Polaschik, première sous-secrétaire d'Etat adjoint par intérim au Proche-Orient, de Mme Sara Camp, sous-secrétaire adjoint au département du Commerce, des autorités du District of Columbia. Intervenant lors de l'inauguration de cette manifestation, l'ambassadrice Joan Polaschik, a réitéré la volonté de l'administration américaine d'encourager la coopération et le commerce bilatéral entre les deux pays. «Cette semaine, première du genre organisée aux Etats-Unis, devrait renforcer les réseaux existants en matière économique et commerciale et aider à découvrir de nouvelles opportunités d'investissement», a-t-elle relevé. Une quarantaine d'entreprises nationales, dont des leaders du marché algérien de l'électronique, de l'agroalimentaire et du tourisme, participent à cet événement avec l'ambition affichée d'accéder au marché américain qui demeure très attractif aux compagnies étrangères.
L'entreprise algérienne Satrex, propriétaire de la marque Iris, serait le premier producteur de la téléphonie mobile à accéder au marché américain. Satrex, spécialisée également dans l'électroménager et les produits informatiques, devrait signer un contrat de commercialisation avec l'entreprise américaine KVS Import Solutions, a indiqué son directeur général adjoint, Djamel Guidoum à l'APS. Il n'y a pas que ça. Des rencontres B to B sont prévues pour renforcer cette mise en relation d'affaires, entre les entreprises des deux pays. Les organisateurs ont convié trois géants de la distribution aux Etats-Unis, Walmart, Costco et Whole Foods dans une démarche visant à placer des produits algériens dans les grandes surfaces américaines. Au cours de son séjour à Washington, le ministre aura des entretiens avec des responsables des départements d'Etat et du Commerce et tiendra une réunion avec les représentants de la Chambre de commerce américaine. Ces rencontres ont pour objectif de faire connaître aux professionnels et au grand public américain la diversité de l'offre algérienne à l'exportation de divers secteurs d'activités, notamment les produits agricoles, agroalimentaires et du terroir, pharmaceutiques, électroniques et électroménagers, culturels et artisanaux. Par ailleurs, cette édition pourrait contribuer à améliorer le niveau des échanges commerciaux qui a connu une baisse sensible, ces dernières années. Selon l'ambassadeur d'Algérie aux États-Unis, Madjid Bouguerra, les échanges commerciaux algéro-américains, centrés sur les hydrocarbures, ont enregistré une forte baisse depuis 2014 du fait du recul des exportations algériennes du pétrole et du gaz, et de la chute des cours du pétrole, passant de 22 milliards de dollars à 7 milliards de dollars.