TRIBUNAL D'ORAN

Peine capitale pour les meutriers de Salsabil

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Il aura fallu plus de sept heures d'attente pour que le tribunal criminel près la cour d'Oran tranche dans l'affaire de la petite Salsabil, en condamnant à la peine capitale les deux prévenus, l'accusé principal âgé de 18 ans et son acolyte, le transporteur de la dépouille mortelle âgé de 31 ans.
Le verdict a été prononcé en fin de journée, mercredi dernier, à l'issue du procès qui a tenu en haleine les présents. Dans son plaidoyer, l'avocat général n'a pas hésité à requérir «la peine de mort contre les deux individus». «Une sentence», a-t-il expliqué, qui se veut «un châtiment exemplaire» pour lutter contre les phénomènes de kidnapping, de viol et d'assassinat d'enfants qui gangrènent la société algérienne ces dernières années, et endeuillent à chaque fois plusieurs familles: «Justice a été donc rendue à la petite Salsabil». C'est du moins ce qu'ont laissé entendre plusieurs personnes présentes dont de nonbreuses ont condamné l'acte du tueur accompli froidement.
L'accusé, âgé de 18 ans, n'a pas nié les faits qui lui ont été reprochés aussi bien durant l'interrogatoire que durant son procès. Devant les hommes de justice, il dira «n'avoir tué la fillette en l'étranglant que lorsque celle-ci l'a menacé de le dénoncer à ses parents». Tout comme il a enfoncé son complice, resté dans ses positions en réfutant catégoriquement, le fait d'avoir pris part à l'affaire. Le meurtrier reconnaît avoir été aidé par C.M. à «transporter le corps de l'enfant emballé dans un sac en plastique, à bord de son véhicule pour aller l'abandonner dans une décharge». Son acolyte signe et persiste, niant en bloc les faits. Il sera vite rattrapé par le témoignage accablant du gérant d'un café, juxtaposant le lieu de l'horrible crime. Auditionné, il a reconnu «avoir aperçu le véhicule de «C.M.» stationné devant le lieu du drame». Tout comme il a déclaré «avoir vu le principal prévenu charger un sac en plastique». En traitant l'affaire, les hommes de justice se sont servis des preuves matérielles irréfutables confirmant la volonté du meurtrier de perpétrer son acte, tuer. Le médecin légiste, aussi bien dans son rapport que dans son témoignage, a été explicite, confirmant d'abord le viol perpétré contre la petite Salsabil. Il a ajouté que «la victime a rendu l'âme des suites d'une asphyxie provoquée par strangulation.
La petite Salsabil, etait âgée à peine de 8 ans lorsqu'elle a été enlevée le mois dernier, puis violée et assassinée, non loin de son quartier, à Haï Yasmine, situé à la partie est de la ville d'Oran. Le tueur, ayant accompli son acte odieux, a été assisté de C.M. pour se débarrasser du corps.
Arrêtés, les deux mis en cause ont été accusés de «meurtre avec préméditation et attentat à la pudeur sur mineure de moins de 16 ans». Les mis en cause peuvent faire appel dans un délai ne dépassant pas huit jours, sans pour autant pouvoir bénéficier d'une grâce quelconque.