ORGANISATION DU HADJ ET DE LA OMRA

Les décisions fâcheuses de l'Arabie saoudite

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Les autorités algériennes et des pays musulmans doivent réagir et dénoncer le diktat de l'Arabie saoudite.

La taxe insaturée par les autorités de l'Arabie saoudite aux personnes désirant se rendre annuellement aux Lieux saints afin d'effectuer les rituels du Hadj et de la Omra continue de susciter le mécontentement des Algériens. Estimée à 10 millions de centimes, cette taxe est, selon le président de l'Organisation nationale de la jeunesse et du tourisme(Onjt) Samir Ben Benghouala, arbitraire et injustifiable. «L'argument de l'exigüité des lieux, que les autorités de l'Arabie saoudite évoquaient il y a quelques années pour justifier cette mesure, ne tient plus la route maintenant.
L'extension de la mosquée de Médine est terminée», a indiqué hier Benghouala, en intervenant au forum d'El Moudjahid.
«Les autorités algériennes et celles des pays musulmans doivent intervenir pour demander l'annulation de cette taxe tant contraignante pour les citoyens», plaide-t-il. Continuant dans le même sillage, le président de l'Onjt a tenu à dénoncer la nouvelle mesure prise par les autorités de l'Arabie saoudite à partir de cette année portant prise d'empreintes pour les hadji et aux personnes désirant effectuer la Omra. «La limitation de la durée de la validité de ces empreintes à six mois uniquement est une décision abusive.
La durée des empreintes est de 10 ans partout ailleurs», dira l'invité d'El Moudjahid. «Le nombre des centres assurant cette prise d'empreintes en Algérie est insuffisant. Il n'y a pour l'heure que sept centres qui assurent la prise de ces empreintes à travers le territoire national. Alors que le nombre de personnes désirant effectuer ces deux rituels est en croissance permanente, rien que pour la Omra, l'Algérie enregistre chaque année plus de 500.000 personnes», a souligné le conférencier, ajoutant que les citoyens sont accueillis pour le moment dans des conditions déplorables au niveau de ces centres. Pour dépasser ce problème, l'Etat algérien doit ouvrir, plaide le conférencier, dans chaque wilaya un centre. Au sujet de l'organisation du Hadj et de la Omra, l'invité d'El Moudjahid a affirmé que l'anarchie cautérisant cette opération est toujours de mise.
«Beaucoup d'agences de voyages clandestines continuent à organiser le Hadj et la Omra. Nous recevons chaque année des dizaines de plaintes de la part des Algériens qui se sont fait arnaquer par des responsables de ces agences», a fait savoir le conférencier.
«Le nombre d'agences de voyages agréées pour l'organisation du Hadj et de la Omra pour cette année, à savoir respectivement 42 et 200 agences, est en deçà de la demande des Algériens»,a déploré Benghouala, sollicitant le ministère des Affaires religieuses et l'Office national du Hadj à revoir le cahier des charges de la sélection de ces agences. Pour le président de l'Onjt, c'est l'insuffisance du nombre de ces agences qui pousse les Algériens à se rabattre sur les agences fantômes et clandestines.
Le conférencier a saisi par ailleurs l'occasion pour appeler les citoyens à demander l'agrément et l'autorisation de l'Office national du Hadj auprès des responsables des agences de voyages avant la signature de quoi que ce soit.
Le président de l'Onjt a lancé en outre un appel à l'endroit des différents ministères quant au renforcement de la coordination concernant le développement du tourisme religieux. «Nous avons de nombreux lieux de culte et de zaouïas qui méritent d'être visitées et connues.
La promotion de ces destinations doit être assurée par qui de droit», a-t-il souligné. Il est à noter que les représentants de l'ambassade de l'Arabie saoudite en Algérie et le représentant de l'Office national du Hadj devant prendre part à cette conférence, ont brillé par leur absence.