ILS ONT APPELÉ À FAIRE UNE PRIÈRE DANS LES ÉCOLES

Les islamistes loupent leur coup

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D'après les échos qui nous sont parvenus, cette tentative s'est révélée être un flop total à l'échelle nationale.

L'appel d'un groupe d'obscurantistes qui avaient appelé les éducateurs des quatre coins du pays à «répondre» au ministère de l'Education en faisant une prière dans les établissements scolaires, hier, n'a pas eu le retour espéré par ces derniers. En effet, d'après les échos qui nous sont parvenus, cette tentative s'est révélée être un flop total à l'échelle nationale.
Cet état de fait démontre que, finalement les extrémistes religieux n'ont pas la mainmise sur l'école algérienne, comme ils voudraient bien le faire croire. Cela dit, bien qu'ils soient minoritaires, ils activent toujours dans le secteur, et continuent de s'opposer à tout changement favorable à une modernisation de l'école algérienne.
Cela étant, le danger est toujours présent et l'idéologie que véhiculent ces «sectes» est bien imprégnée dans l'esprit de nombreux enfants. Et pour cause, beaucoup de parents d'élèves se sont dits contre la décision d'interdire la prière à l'école, car cela relève selon eux «de la perte des valeurs propres au pays et à son identité».
Pour rappel, cette énième polémique créée, par les islamistes eux-mêmes est née des récentes déclarations de la ministre de l'Education, Nouria Benghebrit, laquelle a insisté sur l'importance de séparer la pratique religieuse de l'apprentissage des élèves au sein des établissements scolaires. «La prière n'a pas sa place à l'école», avait-elle soutenu.
A peine cette phrase prononcée que des extrémistes avaient commencé à vociférer, prenant d'assaut les réseaux sociaux pour rallier le plus de monde à leur «cause». Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la polémique a très vite pris de grandes proportions. Des enseignants censés être des pédagogues n'ont vu comme autres réponses au département de l'éducation que d'organiser des prières avec leurs élèves dans leurs établissements respectifs, avant de diffuser leurs vidéos sur Internet. Les responsables du secteur avaient assuré qu'après ça, des mesures punitives seraient prises à l'encontre de ces enseignants ayant défié l'autorité de Nouria Benghebrit. En prenant en compte le fait de filmer des enfants à l'insu de leurs parents, ce qui est illégal.
Mais même après cela, les groupuscules extrémistes font enfler le débat en appelant à la mobilisation d'un grand nombre d'éducateurs afin de faire chacun de son côté, une prière dimanche (hier), avec ses élèves, en guise de réponse à la ministre. Mais à leur grand dam, la solidarité n'était visiblement pas au rendez-vous.
Ainsi, on peut conclure que les quelques personnes ayant fait cette même démarche il y a de cela quelques jours, sont des cas isolés.
Par ailleurs, si cette question a enflammé la Toile, du côté des politiques, peu ont exprimé leur opinion par rapport à ce sujet. Après la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, qui a apporté son soutien à Nouria Benghebrit, affirmant à son tour que l'école n'est pas un lieu de culte, c'est au tour du Rassemblement national démocratique (RND) de réagir. Le porte-parole du parti, Seddik Chiheb, parle de «surenchère» et prend la défense de Nouria Benghebrit. «On appelle le peuple algérien à ne pas suivre ces surenchères liées au contexte électoral. L'essentiel est que l'école avance et s'ouvre davantage», a-t-il soutenu sur Ennahar TV.