CONSTANTINE

Ils insistent sur le départ des 3B

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leurs revendications principales résident dans le départ des 3B et le report de l'élection.

Pour leur 12ème mardi, les étudiants ne baissent pas les bras. Plus nombreux que la semaine dernière, malgré le froid et la pluie, les étudiants demeurent déterminés à poursuivre le chemin des protestations jusqu'au départ des «trois B», Bedoui, Bouchareb et Bensalah. Des slogans contre les trois B ont été scandés. «Bedoui, Bensalah, Bouchareb dégagez». Les étudiants qui ont été rejoints par leurs enseignants refusent la tenue de la prochaine élection prévue le 4 juillet prochain, sous la coupe de ces personnes de plus en plus contestées. Les étudiants, qui avaient observé une minute de silence au passage d'un cortège funèbre, ne décolèrent pas quant aux provocations de l'actuel gouvernement qui continue sur la même politique que le précédent, selon eux et que de toute façon, il s'agit d'un gouvernement illégitime qui ne représente que lui-même. Les manifestants reviennent également sur le départ des deux partis qui sont à leurs yeux à l'origine du malheur du pays, le RND et le FLN. Pour les étudiants, les magistrats doivent aussi intervenir dans le cadre de leurs fonctions, pour instaurer la justice, qui doit être indépendante, loin des règlements de comptes. Ils scandaient également «Algérie libre et démocratique», «Trouhou gaâ». Ainsi les étudiants, mais aussi les enseignants ne changent pas de revendications. Pour eux, c'est primordial et les figures de l'ancien système doivent partir. Une condition pour accepter une élection prévue en juillet prochain. Ils disent également non au dialogue avec ceux qui ont poussé le pays au pourrissement. Les étudiants même en plein Ramadhan ne se découragent pas et veulent aller jusqu'au bout de leurs revendications jugées légitimes. Ils sont à leur 12ème mouvement, depuis le 22 février. Ils ont renouvelé leur rejet total du régime, réclamer un État de droit, tout en rejetant l'élection présidentielle du 4 juillet prochain. Un dispositif sécuritaire a été dressé en la circonstance, mais sans aucune intervention des forces de l'ordre. Le caractère pacifique des manifestations était le mot d'ordre. Durant au moins deux heures, les étudiants et enseignants sont restés au centre-ville. Ils ont occupé l'espace lançant les slogans habituels, «Pour un État juste et démocratique», «Pour une justice indépendante de transition». Ainsi, depuis le début du mouvement populaire, les étudiants créent des slogans originaux pour chaque marche, et en fonction de l'actualité politique. En tout cas, leurs revendications principales résident dans le départ des 3B et le report de l'élection.