Où sont les harraga algériens détenus en Tunisie?

Après une salve de critiques sur les réseaux sociaux contre la détention secrète de plusieurs dizaines de harraga algériens en Tunisie, le député Rekkas Djemma a saisi, le 21 avril, l'ambassade d'Algérie à Tunis. Trois jours plus tard, il a interpellé le président de la commission des affaires étrangères de l'APN contre un laxisme inadmissible. Puis il s'est rendu en Tunisie où il a pris contact avec des parlementaires et des organisations de droits de l'homme locales. Il y a appris que plus de 80 détenus algériens y sont au secret. La législation tunisienne stipule que tout individu en situation irrégulière est un terroriste potentiel. Interpellée, l'ambassade d'Algérie à Tunis a demandé, le 2 mai, au ministère des AE tunisien, des «informations» sur cette affaire. Sans suite, pour l'instant. Quant au Groupe de travail de l'ONU sur les disparitions forcées ou involontaires, il approuve la thèse des familles de harraga disparus, jugée recevable, compte tenu des preuves tangibles fournies sur leur détention illégale en Tunisie.