4ÈMES NUITS ANDALOUSIENNES DE BÉJAÏA

Lila Borsali envoûte le mythique Bordj Moussa

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C'est sa troisième production en tout dans la ville culturelle et cultuelle de Yemma Gouraya.

Belle, charmante et élégante dans sa robe traditionnelle, aimable, agréable et charmeuse par ses gestes et ses paroles, la diva de la chanson andalouse, Lila Borsali, a envoûté, jeudi soir dernier, le public de la mythique scène du site historique Bordj Moussa lors d'un spectacle somptueux rentrant dans le cadre de l'animation des nuits ramadhanesques de Béjaïa. Elle revient deux ans après son passage sur ce même site lors de la 2ème édition des Nuits andalousiennes de Béjaïa. Sa troisième production en tout dans la ville culturelle et cultuelle de Yemma Gouraya. Il faut dire que c'est plutôt son public béjaoui qui l'avait réclamée pour le comité d'organisation de ses soirées andalousiennes, l'association Neghma en l'occurrence.
«C'est toujours avec plaisir que je réponds aux sollicitations de Béjaïa. Ravie à chaque fois de me retrouver ici même dans la ville de Yemma Gouraya, la ville jumelle de Tlemcen. Je ressens les ondes de Sidi Boumediene en interférence. J'ai à la fois le tract et l'envie forte de monter sur scène afin de retrouver mon public de Béjaïa que j'aime beaucoup» nous déclare la diva de la chanson andalouse quelques moments seulement avant sa montée sur scène. Elle intervient juste après le passage de l'association Menzah Anabil d' El Djazaïr. Son annonce et sa montée sur scène ont été suivies par des youyous et des applaudissements très nourris par le nombreux public présent à cet effet. Gratifiant le public du mythique site de Bordj Moussa d'un florilège de chansons du terroir, Lila Borsali a présenté dans la finesse un riche programme concocté pour la circonstance. Accompagnée par l'orchestre béjaoui, Lila Borsali s'est sentie très à l'aise et s'est donné avec joie dans l'interprétation des «nouba» constituant la richesse du patrimoine andalou.
Les titres choisis et la cadence enclenchée ont fait voyager l'artiste, dans sa belle robe traditionnelle, en compagnie de son public. Elle s'est même laissé emporter par l'inspiration en illustrant son texte d'une gestuelle juste et adaptée. C'est dire qu'elle était en parfaite communion avec son public, comme elle nous l'a bien avoué à la fin de son spectacle «c'est un réel bonheur et un grand plaisir de se produire devant ce merveilleux public. Avec lui, dans un site parfait, nous étions en parfaite communion. Je suis très contente et je dirai tout simplement à la prochaine».
En effet, un site mythique et mystique qui a abrité durant cinq jours de suite, du 13 au 17 juin, des soirées andalouses riches en couleurs et en sonorités. C'est d'ailleurs hier soir que le rideau est tombé sur cette 4ème édition des Nuits andalousiennes de Béjaïa.
La soirée de clôture de cette belle manifestation culturelle était prévue hier soir avec la programmation d'un autre genre andalou, le malouf de Constantine en l'occurrence. La mission était confiée à Abbès Righi de Constantine de faire baisser l'intensité lumineuse des lampions en douceur pour donner rendez-vous à l'assistance pour l'année prochaine dans la même circonstance. Un rendez-vous que l'autorité locale doit perpétuer étant donné que le clin d'oeil jeté depuis le lancement de ses «Nuits andalousiennes» aux autorités centrales en vue de la concrétisation du projet d'institution du Festival de musique andalouse, à Béjaïa, n'est pas à l'ordre du jour en cette période «de vaches maigres» en matière de subventions culturelles.