LES ZINZINS DU CAFÉ RICHE DE CONSTANTINE

Un café littéraire est né

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La soirée a été animée par la journaliste de la Chaîne 3 Kerboua Hayet, également connue et appréciée.

Enfin un agréable espace a été créé à Constantine, rien que pour la culture où des artistes surtout peuvent se rencontrer pour débattre d'un sujet. Un espace tant souhaité où l'on peut s'exprimer sans tabou, dire les choses en toute franchise, échanger des idées, lire des poèmes.
Cet espace s'il est né c'est grâce à l'Association Numidi-Arts présidée par Lounis Yaho et les Éditions du Champ Libre de Meriem Merdaci. Une initiative saluée par l'ensemble des hommes et femmes de culture, des journalistes, des universitaires et même par de simples citoyens qui pensent que cette initiative devrait être généralisée dans l'intérêt de la société qui a perdu ses repères.
Ainsi, pour sa troisième édition intitulée Hounna Kassentina, ici Constantine, celle-ci a choisi dans ce café littéraire, des zinzins de Constantine, d'inviter une figure connue pour parler de l'artiste, débattre de ses relations avec la société et les pouvoirs publics et définir son statut. Il s'agit de Mohamed Almi, directeur de l'Odej de Constantine. La soirée a été animée par la journaliste de la Chaîne 3 Kerboua Hayet, également connue et appréciée. L'invités de la soirée a donc posé un problème très sérieux celui du statut de l'artiste, s'interrogeant sur le fait qu'aucun artiste de Constantine n'a été honoré lors de la Journée de l'artiste.
Pour Mohamed Almi, l'existence de l'artiste ne doit absolument pas être prisonnière d'une journée car on ne peut pas limiter l'importance de l'artiste en la résumant dans le temps.
C'est donc autour de ce thème qu'a eu lieu un débat très riche où on a noté la participation de journalistes, de professeurs et même l'intervention de poètes qui profiteront de la circonstance pour extérioriser quelques rimes sur la ville de Constantine.
Ce fut un moment particulier où la grandeur d'esprit a primé et où tous étaient là pour être écoutés. Pour apprécier et partager des moments de culture. Cette création culturelle louable, pourrait avec de la volonté, être prudente sur d'autres espaces et ne pas être uniquement otage d'un café au centre-ville, quoique le propriétaire du café Benbouhadja où l'on organise les éditions Hounna Kassentina offre cet espace gracieusement juste pour un air de bonheur entre une famille d'artistes venus de tous les horizons et qui puissent partager un instant de plaisir. C'est surtout pour parler de la culture de cette ville, son histoire et comment la présenter. A ce propos d'ailleurs, Almi a parlé de la mobilisation de plus de 10.000 jeunes qui vont prochainement côtoyer les villes côtières pour parler de Constantine, une opération qui va durer jusqu'à septembre 2017.
Ainsi, l'Association Numidi-Arts présidée par les Éditions du Champ libre, ont su avec si peu de moyens rassembler des personnalités importantes du monde de la culture, ce que les autorités ont du mal à faire, si ce n'est pour les honorer et cela arrive rarement et occasionnellement.