4E ÉDITION DES NUITS ANDALOUSIENNES À BÉJAÎA

clôture et hommage à cheikh Ladjouze

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Les lampions de la 4e édition des Nuits andalousiennes de Béjaïa se sont éteints le samedi soir dernier en présence des autorités locales.

Du coup, le rendez-vous est d'ores et déjà pris pour la 5ème édition étant donné que cet évènement culturel dédié à la chanson andalouse dans toutes ses composantes est une réussite totale sur tous les plans et à tous points de vue. En l'espace de cinq soirées consacrées à cette 4ème édition, l'historique de Bordj Moussa s'est habillé de lumières et de sonorités pour offrir aux adeptes de la chanson andalouse des soirées somptueuses en les accueillant dans un cadre convivial. Toutes les composantes de la chanson andalouse étaient de mise. De l'andalou pur bien évidemment, du hawzi, aâroubi et du malouf. Les soirées étaient animées avec l'art et la manière par des chanteurs de renommée, notamment Nawel Iloul, Bakhti Hania, Lila Borsali, Abbas Righi ainsi qu'un ensemble d'associations dont celle des Beaux-Arts d'Alger sous la direction d'El Hadi Boukoura, l'Association Menzah Anabil El Djazair, l'Association Mohamed Raïs de Béjaïa, l'Association Nacera de Béjaïa, l'Association culturelle et artistique pluridisciplinaire Naghma et l'Orchestre communal de Béjaïa.
En outre, sur le chapitre hommage et distinction, un volet très cher à l'association organisatrice, l'Association culturelle artistique et pluridisciplinaire Naghma en l'occurrence, un hommage distingué a été rendu samedi soir sur le mythique site de Bordj Moussa à l'occasion de la soirée de clôture de la 4e édition des nuits andalousiennes de Béjaïa, au regretté instrumentiste et interprète de talent, Mohamed Chérif Ladjouze dit «Aâmi».
Une autre tradition que l'association perpétue a trait à la remise des trophées à tous les chanteurs, chanteuses et associations qui ont pris part à l'évènement. L'honneur était revenu à Abbas Righi, du style malouf constantinois pour animer la soirée de clôture, qui a été tout simplement subjugué par le public béjaoui. «C'est ma première participation à cet évènement de grande facture artistique et culturelle. Rien à dire sur tous les plans, notamment la qualité du public très connaisseur en la matière. Bravo à toute l'équipe, franchement c'est une station à laquelle on souhaiterait prendre part chaque année. Bonne continuation et longue vie à ces Nuits andalousiennes de Béjaïa». Pour Issaâdouden Mouloud, président de l'Association Naghma c'est un soulagement total: «Je suis très content et satisfait de cette 4ème édition des Nuits andaloussiennes, vu la qualité artistique des concerts offerts et la présence massive des familles mélomanes chaque soir durant.»
Au-delà de son aspect festif, ces Nuits andalousiennes sont un cadre de retrouvailles entre les familles bougiottes et leurs convives du mois sacré. En outre, ces «Nuits» participent à la sauvegarde et la vulgarisation de notre riche patrimoine immatériel andalou. Les nombreuses familles présentes au spectacle ont affirmé être spécialement venues apprécier des mélodies authentiques auxquelles les ont habituées les précédentes éditions de cette manifestation culturelle qui s'impose désormais comme une station incontournable des soirées ramadhanesques de la ville de Yemma Gouraya.