SOIRÉES DU RAMADHAN À L'ORANAISE

El Bahia rira de toutes ses dents

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L'enfant terrible de Ghazaouet, Abdelkader Secteur, sera du lot en présentant, le 25 mai, sa nouvelle oeuvre intitulée «Salam Alaykoum».

C'est quasiment le rire qui domine les soirées du Ramadhan. Autrement dit, l'humour dominera l'actualité des Oranais pendant pratiquement tout le long du mois d'abstinence. Des spectacles de haute facture égayeront les virées noctambules de ces habitants faisant de l'humour le palliatif venant à bout des déboires sociaux les frappant. Un riche programme est, dans ce sens, concocté, à commencer par le meilleur de Wahran Comedy Club, puis Maliko Bonito qui dévoilera son oeuvre intitulée «Je vous aime», tandis que Mohamed Nouar proposera son produit intitulé ««How to be a Gentleman?». Le 29 mai, les fous du «pouffer» auront droit au spectacle entier de Maliko Bonito titré «Je vous aime».
La soirée du 30 mai sera marquée par la présentation du «meilleur des talents internationaux de demain alors que le Centre des conventions abritera, le 1er juin, le final ou encore le Grand Plateau». Le rire ne sera donc pas au vitriol étant donné qu'en plus des comédiens locaux et d'autres de renom devant animer les cités, quartiers et cinémas d'Oran, l'enfant terrible de Ghazaouet, Abdelkader Secteur, sera du lot en présentant, le 25 mai, sa nouvelle oeuvre intitulée «Salam Alaykoum».
Le nouveau stand-up de Secteur promet de superbes retrouvailles. Le secteur privé, notamment les agences événementielles, hôtels et complexes touristiques ont fignolé leur programme, du côté des instances officielles, l'on continue à rafistoler en ne dévoilant leur plan d'activités culturelles qu'à la sauvette, à la dernière minute. C'est d'ailleurs le cas au niveau de l'APC qui est devenue une citadelle inexpugnable dont l'info est un secret magistral ou encore un scoop. Une chose est sûre, c'est d'ailleurs le projet concrétisé par le maire d'Oran, Boukhatem Noureddine. Intransigeant dans sa vision des activités culturelles, il a réussi à asseoir la sérénité dans les deux importantes salles de cinéma abritant, en majeure partie, les spectacles du chant oranais le hawzi, l'andalou, le malouf ou encore le chant kabyle défendu par le chantre Lounis Aït Menguellet. Quant au raï, ce chant phénoménal, n'a plus de place dans ces salles aux somptueux strapontins de couleur rouge.
Le chant, au verbe cru et très souvent dépassant le sens de l'entendement, peut, toutefois, évoluer et sans aucun empêchement. Au préalable, les spectacles du genre, chant et musique, doivent être domiciliés dans le très spacieux théâtre de verdure d'Oran. Sur le plan logistique ou encore infrastructurel, le théâtre régional Abdelkader Alloula, le conservatoire Ahmed Wahby, le théâtre de verdure, les salles de cinéma comme le Murdjadjou (ex-Balzac), le Maghreb ou encore le Colysée et le Pigalle domicilieront plus d'une activité culturelle et artistique durant ce mois de Ramadhan, en plus des autres animations programmées par la direction de la culture de la wilaya d'Oran. Rire et fou rire, théâtre, chant marqueront, pendant les 30 jours du Ramadhan, l'actualité principale des Oranais dominée, en ce mois, par le plat traditionnel et local, la hrira.