SPECTACLE DU GROUPE D'ORANGE BLOSSOM

Des artistes inspirés

Par
image

Les mélopées incandescentes de la chanteuse égyptienne Hend Ahmed, portent de bout en bout leur transe rock orientalisante.

Une soirée mémorable que laissera le groupe musical «Orange Blossom» au public constantinois qui a donné un spectacle fabuleux au Zénith de Constantine. L'évènement a été organisé par l'Institut français en collaboration avec l'Onci en cette soirée du 23 juin. Un groupe d'artistes exceptionnel aussi bien par le chant et la voix de la chanteuse que par sa musique unique et particulière. Le groupe composé de Hend Hamed, lead vocal, Carlos Robles, batterie machines, Fatoma Dembele percussions et PJ Chabot, violon, sort son premier album en 1997 sur le label «Priskonovénie». On souligne que le groupe collabore avec plusieurs artistes comme Yelemba d'Abidjan ou le collectif égyptien «Ganoub». Le style d'Orange Blossom a-t-on ajouté «se situe entre la musique électronique pure et la world music d'influence arabe et occidentale. Les mélopées incandescentes de la chanteuse égyptienne, Hend Ahmed, portent de bout en bout leur transe rock orientalisante, mélange de lyrisme capiteux et de basses explosives. Les influences musicales revendiquées sont «Transglobal Underground, Tricky, Minimal Compact et Tindersticks». Mais lors de cette soirée on entendra même de la musique chaouie qui a impressionné le public qui ne pouvait qu'applaudir. Le leader du groupe Carlos Robles a accordé un petit entretien à L'Expression pour nous dire d'abord toute sa joie de se retrouver en Algérie et de découvrir pour la première fois un pays magique. Son premier spectacle fut d'abord à Alger avant d'atterrir à Constantine. C'est en découvrant la musique orientale qu'il décide de former ce groupe fondamentalement impressionnant par un mariage de culture et dont la musique est un langage international devant construire un monde et non le détruire. Si le groupe a été formé en 1997 il est sous sa nouvelle composition avec la chanteuse égyptienne, Hend Ahmed, depuis 2012. Le leader très à l'aise comme artiste nous confie qu'il a été influencé par Rimiti, mais aussi par la musique marocaine qui pour lui constitue la fusion entre les rythmes et enrichit la musique traditionnelle qui doit être développée. Très engagé, le leader qui avait dédié la dernière chanson du spectacle au peuple palestinien lutte contre l'injustice dans le monde et n'hésitera pas à dénoncer l'oppression dont fait l'objet la Palestine. «On a donné un spectacle à Ramallah en Palestine», mais dans d'autres villes aussi, et ça reste pour Carlos le plus beau souvenir. Il note également les évènements douloureux de la bande de Ghaza, actuellement, souhaitant que cela cesse. Pour le leader «Ensemble on peut bâtir un monde meilleur, chacun avec sa richesse culturelle, même si on ne parle pas la même langue. Il faut élever l'humanisme à sa juste valeur». De très belles paroles d'un jeune sage qui combat pour rehausser la justice usant de son talent et son art pour répandre la paix. Il nous rappellera que son groupe bien qu'il soit français est composé d'une chanteuse égyptienne qui a ébloui avec sa voix et son caractère, d'un Burkinabé à la percussion, d'un Français au violon et lui-même Mexicain à la batterie.