FIBDA 2018

Le Canada, pays à l'honneur

Par
image

Les concours nationaux de la 11e édition du Fibda qui se tiendra du 2 au 6 octobre, sont lancés.

Madame Dalila Nedjam, commissaire du Festival international de la bande dessinée d'Alger, Grégor Trumel, conseiller de coopération et d'action culturelle à l'ambassade de France en Algérie et directeur de l'Institut français d'Algérie, et enfin Kirk Daniel Duguid, attaché culturel à l'ambassade du Canada en Algérie, ont animé une conférence de presse, hier, à Riadh El Feth au niveau du siège du Fibda, au grand chapiteau. A l'ordre du jour figuraient l'annonce des dates de l'événement, le lancement des différents concours et la présentation de l'album: «Alger dessinée» en partenariat avec l'Institut français d'Alger. Notons que cette année la 11e édition du Fibda 2018 aura lieu du 2 au 6 octobre, comme l'année dernière à l'Esplanade de Riadh El Feth et au Palais de la culture Moufdi Zakaria. Le concours national comprendra trois catégories. La première correspond au concours professionnel qui consiste en la présentation d'une oeuvre de bande dessinée originale inédite ou éditée entre 2017 et 2018. La seconde à celle des jeunes talents. Il s'agit du Prix de l'excellence de l'Union européenne. Les concurrents devront envoyer six premières planches ou plus de format A3. La date limite est fixée au 20 septembre 2018.Le concours espoirs scolaires est ouvert à tous les jeunes espoirs scolaires de 8 à 16 ans individuellement ou dans le cadre d'un établissement scolaire ou d'une association culturelle. Il consiste à réaliser une bande dessinée dont le thème est libre. La date limite de dépôt du dossier est fixé au 31 août 2018. Cette année, la perspective du Fibda sera tournée vers la formation en déployant des efforts pour que les éditeurs s'intéressent aux auteurs de BD, sachant que le nombre d'éditeurs a diminué, a fait remarquer Dalila Nedjam. Pour ce faire, «un fucus sera mis sur la formation afin de relancer ce maillon qui manque, celui de l'édition justement et travailler à diffuser la BD algérienne dans des évènements autour d'elle comme ce fut le cas à Tizi Ouzou, Rouiba, l'événement prochain autour du manga ou celui qui a eu lieu à Constantine les 25 et 26 juin derniers», a-t-on indiqué. Faute de budget conséquent, l'année dernière, les formations étaient absentes; cette année, il y en aura trois. La première sera encadrée durant trois semaines par un représentant du festival d'Angoulême, la seconde sur l'écriture de scénario, suite à une forte demande à ce propos, et la troisième, destinée aux enfants, sera animée par la jeune bédéiste Bouchra Mokhtari auteur de Zozo. Notons que le point de presse d'hier matin a été l'occasion aussi de présenter le travail collectif réalisé l'année durant le Fibda entre l'Algérie et la France. Il s'agit d'un album de BD célébrant les 10 ans du festival et de coopération entre l'Algérie et la France. Intitulé Alger dessinée, il est l'oeuvre de trois dessinateurs différents, à savoir Joel Alessandra de Marseille, l'Andalou et Arezki Larbi. Evoquant ce beau travail, Gregor Trumel dira: «Nous devons soutenir le Fibda, un des évènements majeurs de la BD qui est aussi importante pour nous en France. En 10 ans, nous avons aidé à l'accueil et à l'accompagnement d'une centaine d'auteurs. Il ne suffit pas de célébrer la BD mais aussi d'aider les talents. Je suis très content de cet album, tout en étant fier d'avoir signé la préface qui restera dans notre coopération algéro-française.» Pour Dalila Nedjam, ce genre d'album est un acquis tout comme ces nombreux bédéistes algériens partis se former à l'étranger et qui se retrouvent sur le marché du travail aujourd'hui. Pour valoriser et faire la promotion de cet album, notons qu'Alger dessinée fera l'objet d'une tournée grâce à ses auteurs, dès septembre dans tous les Instituts français d'Algérie. Pour Kirk Daniel Duguid, attaché culturel à l'ambassade du Canada, la dernière participation du Canada remonte au festival de la danse contemporaine. «Le Canada dans sa diversité francophone et anglophone prendra part à ce festival avec un programme riche.» Dalila Nedjam signalera que l'album «les 50 ans de la bande dessinée algérienne» avait fait le tour des bibliothèques à Montréal en 2014-2015. Pour info 70.000 visiteurs ont été enregistrés l'année dernière. «On est en train de travailler pour avoir d'autres sponsors. Cette année nous allons ouvrir d'autres caisses et prévoir de nombreux jeunes bénévoles qui vont travailler sur cette édition. L'entrée sera comme l'année dernière à 300 DA. Le budget est comme celui de 2017 mais avec un sponsor officiel qui est l'Onda. Cependant, il reste à 60% en deçà de celui de 2010.» Pour Grégor Trumel, la gratuité dans la culture n'est pas favorable pour les artistes.
«Un artiste doit vivre lui et sa famille. Il faut rendre hommage aussi à ce festival, le plus important en Afrique et ne pas oublier que sa bibliothèque qui est ouverte tous les mardis, jeudis et vendredis et ce durant toute l'année.» Voilà qui est dit. Rendez-vous donc à la prochaine conférence de presse afin de dévoiler le programme final de la 11e édition du Fibda.