IL VIENT DE PARAÎTRE AUX ÉDITIONS AFRIWEN

Yemma Gouraya, patronne de Béjaïa

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Le monde littéraire vient de s'enrichir avec une nouvelle parution aux éditions Afriwen signée par Meriama Yahiaoui, archéologue, enseignante à l'université Abderrahmane Mira de Béjaïa.

Les éditions Afriwen dirigées par Rachid Oulebsir mettent en librairie cette semaine un précieux ouvrage sur la mémoire et le patrimoine culturel immatériel de la ville de Béjaïa. Yemma Gouraya, est l'intitulé de cet essai qui traite de la sainteté féminine en Afrique du Nord, hier et aujourd'hui. Cet essai est le premier ouvrage de Meriama Yahiaoui, archéologue, enseignante à l'université Abderrahmane Mira de Béjaïa, doctorante en civilisation amazighe et maître-assistante au département de langue et culture amazighes.
A l'origine, ce livre de Meriama Yahiaoui c'était une thèse de magister en socio-anthropologie soutenue en octobre 2008, au département de langue et culture amazighes de l'université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou sous le titre: «Yemma Gouraya visage de la sainteté maghrébine...». C'est une étude de terrain encadrée par le professeur Mustapha Haddab, qui a duré de 1997 à 2006.
L'ouvrage, est constitué de trois parties comprenant chacune deux chapitres principaux. Dans la première partie Meriama Yahiaoui aborde la sainteté féminine au Maghreb et à Béjaïa, nous révélant l'existence et la persistance de nombreux mausolées et lieux de culte à travers l'Afrique du Nord. Le second chapitre traite spécialement de Yemma Gouraya, dans les traditions orales et écrites, toute la littérature locale arabe et française et la littérature occidentale.
La seconde partie de l'ouvrage analyse les pratiques culturelles et cultuelles qui se déroulaient dans le mausolée de Yemma Gouraya et les mutations constatées durant la dernière décennie. Les acteurs sociaux qui y activent sont répertoriés et leurs pratiques analysées.
La dernière partie du livre recense et décortique dans son chapitre premier les pratiques du pèlerinage encore vivaces dans le mausolée, les «zyara» annuelles, hebdomadaires, celles des fêtes rituelles religieuses. Le second chapitre est consacré au corpus de chants profanes et de chants religieux à la mémoire de Yemma Gouraya. Treize chants notés dans leur version originale et leur traduction, parmi eux des classiques comme «An zor lwali» repris par la célèbre cantatrice Nna Cherifa.