6ÈME ÉDITION DU FESTIVAL BLACK-OUT

Le public au rendez-vous

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Un événement placé sous le signe du rassemblement et de l'union puisque pas moins de 13 DJ algériens se sont relayés sur scène face à une foule de jeunes mus par une fureur de vivre indescriptible. Une ambiance de folie régnait en effet au niveau des barrières où étaient placés les jeunes. Notons que le spectacle n'a commencé que vers 19h laissant l'esplanade se remplir tout doucement et puis les à-côtés aussi. Les deux espaces «VIP» (comprendre dans le jargon algérien «familial» pour ne pas se faire bousculer par la horde de jeunes en délire). Des DJ il y en aura à la pelle. Les sons se diversifient. De la techno, house, des morceaux à la mode remixés, de l'électro en vois-tu en voilà en attendant que la nuit tombe et puis arrivent le DJ Yane et Twelve du Holy festival de Béjaïa pour faire jeter les couleurs sur le public et faire écouter un son assez spécial mêlé un peu à de la musique kabyle, Alcapone, Tarik ou DJ Boss par exemple. En effet, question line up on vont mettre le feu aux platines, Zakafreestyler and Ihan, Starlight, Douga ou encore Randal et plein d'autres!Organisé par la boîte Third Adevrtising qui tente d'ores et déjà de se mettre en place, un Black-out Festival Tour, la soirée de jeudi dernier a invité un guest de taille vendu comme étant «le monsieur aux centaines de millions de vues, streaming et disques, MC Fioti aux tubes planétaires».Venu pour la première fois chanter en Algérie, il sera accueilli comme une star. En vrai showman qu'il est, il fera grimper d'un coup la sauce et mettre encore le turbo au milieu de cette frénésie déjà installée depuis un moment chez les jeunes. Drapé de l'emblème national il entonnera un de ses morceaux fétiches qui a beaucoup cartonné tout en tentant de se rapprocher du public. MC Fioti aura été l'attraction de cette soirée pendant un bon moment laissant les jeunes sous les sunlights des projecteurs se trémousser sur la vibe entraînante du son électro mondial. Rencontré dans l'arrière-scène, de nombreux DJ mais aussi des artistes traînaient çà et là. Parmi les DJ qui attendaient leur tour et dont on a été à sa rencontre il y avait DJ Boss qui nous fera remarquer que cet «événement est super intéressant. Le fait de se rencontrer entre DJ c'est bien. Le Black-out est un prétexte pour se voir et se rencontrer. On espère faire cela plusieurs fois dans l'année, pas uniquement une seule fois et être à Oran, Annaba et même au Sud pourquoi pas? C'est en projet. Là c'est la première, c'est un test. C'est rare de voir toute cette armada de DJ rassemblés le même soir. De voir des DJ venus d'Alger, de Béjaïa, d'Oran etc, et j'imagine que le festival va s'agrandir». Dj Boss était présent sur scène pour info avec DJ Tarik Berfane, de Jil FM, tous deux ont fait monter la température sur du moumbatone, un mélange entre du regatone et de la musique électronique, très tendance et estivale. Pour Ryad Aberkane maître de cérémonie de la soirée «je suis là pour faire le show et faire bouger les gens» et de relever: «Je trouve la sélection des DJ excellente. Rassembler autant de DJ sur scène il fallait le faire. Cela fait longtemps qu'on y pensait. Ces jeunes-là l'ont fait et c'est génial. MC Fioti c'est vrai que c'est un gars qui a fait un single qui a explosé dans le monde, mais il a une carrière assez intéressante. Il rassemble les jeunes. Heureusement que cette musique existe. Elle a son public en Algérie. Ça a longtemps été assimilé aux clubs et aux discothèques et là on l'a fait sortir pour la ramener au grand public et le public est très jeune. Là au moins on sait que ça se joue devant tout le monde et beaucoup apprécient cette musique. Faire un festival de musique électronique on en a besoin. Qu'on occupe les rues pour jouer et faire des party comme ça, c'est excellent surtout que le climat s'y prête et les lieux existent. Le mérite de cet événement de ce soir est d'avoir rassemblé beaucoup de DJ car en général, dans ce milieu, il y a beaucoup de susceptibilités et on a rarement des DJ qui jouent des sons différents. Là, c'est un exemple d'une belle diversité et que les DJ peuvent jouer de tout et peuvent vous toucher. Enfin, pour Zakaria Hadji DJ et organisateur nous confiera en plein déroulement du festival que cela se passe très bien estimant que le public a atteint plus de 3000 personnes seulement à 21h. Un chiffre qui va augmenter d'ici minuit. On est très satisfait car nous avons pu faire ça avec peu de moyens. On a fait de notre mieux et ça a abouti.» En dehors de la casquette de l'organisateur qu'il est Zakaria joue de l'électro danse music. Pour lui, faire d'autres wilayas, c'est un projet certes, «mais il faudra travailler pour cela» achève-t-il de dire avant d'aller prendre encore le pouls de la scène et surveiller le reste pour que tout soit impeccable. Un rendez-vous réussi et un pari relevé en tout cas haut la main.