KADDOUR M'HAMSADJI, ÉCRIVAIN, ROMANCIER, DRAMATURGE, POÈTE

L'Homme-Livre honoré à Miliana

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Un ressourcement mémoriel et patrimonial collectif au mausolée Sid Ahmed Benyoucef de Miliana en compagnie de Kaddour M'Hamsadji et de son épouse (5ème et 6ème à partir de la gauche). La veille de la commémoration du 56ème anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, a inspiré l'Association des amis de Miliana art et culture, présidée par le persévérant Lotfi Khouatmi pour célébrer dans la symbolique du savoir le livre et la littérature algérienne en souvenir de la première Union nationale des écrivains algériens qui a vu le jour le 28 octobre 1963.
C'est dans ce contexte d'historicité et de mémoire que l'un de ses membres, le Doyen Kaddour M'Hamsadji, qui fut le Secrétaire général adjoint de cette prestigieuse institution présidée par l'icône littéraire Mouloud Mammeri, a constitué l'évènement culturel par sa présence en qualité d'hôte d'honneur de la ville de Miliana.

Sid Ahmed Benyoucef saint protecteur de Miliana et de la baraka "d'El Khassa "
Le mausolée Sid Ahmed Benyoucef a été la première destination pour une visite de ce lieu mythique, par une nombreuse procession ravie par la réfection et la mise en valeur de ses infrastructures d'art et de raffinement séculairement chargées d'histoire et de rituel populaire de sa «El Khassa», une source d'eau bénite dit-on, offerte en breuvage aux visiteurs du jour dans la «baraka» de sainteté de ce protecteur légendaire des monts du Zaccar.
Ceci en prélude de la rencontre littéraire organisée au théâtre Mahfoud Touahri qui a rassemblé un auditoire avide de culture littéraire et livresque, très attentif à la brillante rétrospective magistralement soutenue par Kaddour M'Hamsadji, à l'évocation de son riche et prolifique parcours romanesque et dramaturgique qui demeure un véritable palmarès anthologique d'oeuvres de célébrité. Une évocation circonstancielle au rappel notamment de la première naissante «la Dévoilée» en 1959, suivie du «Silence des cendres» adapté en film cinématographique de grand succès, et premier roman algérien traduit en langue chinoise à Pékin par l'Union des écrivains chinois; une notoriété d'universalisation pour la littérature algérienne de l'Indépendance, ainsi que «La quatrième épouse», plus récente en 2016, et «Khayt Erouh» «le fil de l'âme» complétée par «Le Juste qui sommeille» une ode.