CRÉATION DE L'ORCHESTRE NATIONAL DES JEUNES D'ALGÉRIE

Salim Dada l'a fait!

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Le Palais de la culture Moufdi Zakaria a abrité samedi dernier un concert de très haute facture musicale. Le résultat de la première session et non la dernière née suite à la constitution du premier orchestre national des jeunes d'Algérie. S'inscrivant en ligne droite des prérogatives de l'Onda, M.Samy Benchikh, le directeur de cet établissement, nous confiera en aparté de ce grand spectacle: «Nous sommes l'organisateur de cet événement. Il se trouve que dans plusieurs pays dans le monde il y a toujours une version B, de l'Orchestre philharmonique national, des professionnels qui sont rattachés à des opéras et il y a un orchestre des jeunes qui fonctionne de la même manière, qui travaille sur des oeuvres universelles mais ce sont des jeunes talents qui sont dans les écoles et les instituts.» Et de rajouter:
«C'est ce que nous avons fait. Il y a eu une opération de sélection. Des gens ont envoyé des vidéos, trois vidéos pour chaque candidat. La commission a travaillé au niveau de l'Onda pendant une quinzaine de jours. Il y a une sélection par instruments, les solistes, les altos, les trombones, le haut bois etc. Nous avons organisé une résidence qui dure depuis 11 jours maintenant. Ce spectacle sanctionne donc la formation. Ils ont travaillé sur des oeuvres qui viennent d'un peu partout, touchant à tous les styles de créativité musicale. Je crois que c'est une excellente idée pour les Algériens.» Satisfait, il explique: «L'Onda est dans son élément puisque notre mission principale est de soutenir les jeunes talents, ceux qui commencent et nous sommes vraiment dans le cas. C'est la première fois que ces jeunes passent officiellement devant un public, dirigé par un chef d'orchestre. C'est magnifique. Je vois le stress, le vois le trac et c'est extraordinaire. Nous allons les accompagner pour les prochaines résidences. Je crois savoir qu'il y en aura une autre à la mi-mars de 7 jours et qui sera suivi bien évidemment par un spectacle et pourquoi pas aller à Constantine, Oran, Tizi Ouzou. C'est une idée que je trouve très pertinente.». Et de conclure enfin: «C'est une véritable aventure dans laquelle nous sommes engagés avec Salim Dada. Salim qui a eu l'honneur et le privilège de diriger un orchestre et jeunes de Belgique, la même variante comme ça, il est venu avec cette idée pour faire la même chose ici.
Nous sommes le premier pays arabe et africain à avoir une variante jeune. Un orchestre philharmonique de jeunes. C'est une excellente chose.»