L'Algérie et la "carte aux trésors"

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Ciel, mer, terre. «D'après les études préliminaires, il y a de très bonnes perspectives» a déclaré lundi dernier le P-DG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, au sujet des réserves de pétrole et de gaz (offshore) situées sous les fonds marins des côtes de l'Algérie. Ould Kaddour ajoutera que «les premiers forages d'exploration commenceront au début de l'année prochaine». Un signe qui ne trompe pas, en mars dernier le P-DG de Sonatrach avait révélé que les compagnies «Anadarko (Etats-Unis), Total (France), ENI (Italie) et Statoil (Norvège) étaient intéressées à se joindre à Sonatrach pour pouvoir développer l'activité du forage en offshore en Algérie». Si l'offshore algérien attire autant de compagnies parmi les plus importantes dans le monde, c'est que le trésor existe bel et bien. L'expertise et le savoir-faire dont elles disposent, le confirment. Un autre trésor dort dans les entrailles de notre sous-sol. Il s'agit, vous l'avez compris, du pétrole et du gaz de schiste. Des réserves qui classent «l'Algérie au 3ème rang mondial» a tenu à rappeler Ould Kaddour. C'est tellement fabuleux que des forces hostiles ont déployé tous leurs moyens pour retarder l'exploitation de ces réserves non conventionnelles. L'Etat a préféré temporiser, mais il est clair qu'une telle richesse qui est celle de tous les Algériens ne saurait être délaissée. Elle sera donc exploitée. Ces deux trésors viennent s'ajouter à cet autre trésor que sont les gisements classiques de pétrole et de gaz que l'Algérie produit et commercialise. Ce qui veut dire que le futur de l'Algérie est encore plus prometteur qu'hier et aujourd'hui en ressources liées aux hydrocarbures. Les générations d'Algériens de demain sont assurées d'un riche héritage qui leur garantira une qualité de vie et la poursuite du développement économique et social.
A condition toutefois de ne pas perdre de vue que de telles richesses attisent des convoitises et qu'ils devront ouvrir l'oeil et le bon pour ne pas tomber dans les pièges qui ne manqueront pas de leur être tendus. Chacun sait que dès qu'un conflit éclate dans un pays pétrolier, ce sont ses richesses qui en sont la cause du fait qu'elles attirent les prédateurs. La vigilance s'impose en Algérie plus qu'ailleurs car en plus du pétrole, d'autres richesses naturelles restent à exploiter. Le taux d'ensoleillement dans le plus grand pays d'Afrique autorise une des plus grandes productions d'énergie solaire. Ce n'est pas tout. Dans les communiqués quotidiens du ministère de la Défense nationale, tout le monde aura relevé les nombreuses saisies, dans la région de Tamanrasset «d'outils d'orpaillage». Ce sont des outils de chercheurs d'or. Cette ruée d'aventuriers est le signe probant de la présence de filons aurifères dans cette région. En plus de la mine d'Amesmessa exploitée par l'Entreprise d'exploitation des mines d'or (ENOR). Les Algériens sont «assis» sur des trésors. Pour leur plus grand bonheur. Mais s'ils baissent la garde et manquent de vigilance, il y a risque de malheurs!