Le pari fou du logement pour tous

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5 Juillet, celle de Leïlat El Qadr. Celle qui est en cours actuellement est la plus importante en nombre de logements. Ce qui s'explique car le président Bouteflika l'a voulue pour la célébration du 64ème anniversaire du 1er Novembre 1954. Juste pour la différencier des autres distributions car et en réalité toutes les distributions, tous les programmes de logements réalisés durant ces deux dernières décennies l'ont été dans l'esprit de la justice sociale prônée par le message du 1er Novembre. Près de 4 millions de logements ont été déjà réalisés et distribués. L'opération se poursuit encore et encore. L'objectif est de donner un logement décent à tous les Algériens sans exception. Cette quantité impressionnante de logements doit d'abord «éponger» un déficit cumulé depuis le début de la colonisation. Il faut rappeler qu'à l'indépendance, aucune famille algérienne n'avait un toit décent. Aux abords des villes, les Algériens ne pouvaient accéder qu'à l'habitat précaire quand ce n'était pas carrément dans des bidonvilles. A l'intérieur du pays, ils s'entassaient dans des gourbis aux toits de chaume. C'était cela la réalité de la vie quotidienne des Algériens. C'était aussi pour cela principalement que Mostepha Ben Boulaïd et ses compagnons avaient décidé de prendre les armes le 1er Novembre 1954. Pour libérer le pays et ne plus voir leurs compatriotes en haillons souffrir du froid et de la faim. Après l'indépendance du pays, le 5 juillet 1962, il fallait reconstruire le pays. Dans tous ses aspects. Politique, économique, social et culturel. Beaucoup a été fait depuis l'indépendance, mais il est incontestable que depuis deux décennies, depuis l'arrivée au pouvoir du président Bouteflika, cette reconstruction a connu une accélération inégalée touchant tous les domaines. Du retour de l'Algérie, après son isolement, sur la scène internationale jusqu'aux infrastructures de base en passant par une politique sociale inédite. La poursuite de la gratuité de l'éducation et de la santé, les multiples subventions des produits de première nécessité (lait, pain, eau, etc.) et d'autres comme le carburant et l'électricité et le gaz. Il y a deux fortes images qui illustrent le cap dont ne veut pas dévier le président Bouteflika. Il y a d'abord l'émotion contenue, mais à forte intensité lorsqu'il embrasse l'emblème national. On jurerait qu'il refait, intérieurement, le serment aux chouhada de poursuivre les actions qu'ils n'ont pu mener. L'autre image est celle de l'Algérien vivant dans la dignité exprimée par le président Bouteflika dans son fameux «Erfaâ Rassek ya Ba» lancé au début des années 2000. La dignité c'est, en effet, vivre la tête haute. A l'abri du froid et de la faim. Loger tous les Algériens est un pari fou. Comme l'était celui du 1er Novembre 1954!