La politique, l'activité et l'agitation

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Brasseurs de vent. Aujourd'hui se tiendra à La Valette la 5ème session de la commission mixte algéro-maltaise. Il sera question de coopération bilatérale évidemment. Cette réunion intervient au lendemain de la visite dans notre pays du Premier ministre sud-coréen qui a permis la signature de 5 mémorandums d'entente dans différents domaines. Juste avant, il y a eu le gigantesque projet d'exploitation du phosphate de Tébessa avec les Chinois. Avec ces mêmes partenaires, on peut citer aussi le mégaprojet du port de Cherchell. Toujours sur le plan économique, il y a eu la réunion de haut niveau algéro-portugaise. Sans oublier le complexe de Bellara en partenariat avec les Qataris, dont la réalisation est très avancée. Les ministres du Qatar, de la Mauritanie, du Royaume-Uni, d'Indonésie se sont succédé ces dernières semaines, à Alger dans le but de promouvoir la coopération bilatérale. On aurait pu continuer l'énumération, mais cela suffit pour dire que le programme de travail du gouvernement est particulièrement dense pour diversifier notre économie et nous affranchir de la dépendance des hydrocarbures. Sur le plan diplomatique, c'est chargé de la même manière au point où il devient difficile de suivre toutes les activités de notre ministre des Affaires étrangères. Sur le plan sécuritaire, il n'y a plus rien à ajouter que de dire toute la vigilance et les succès remportés depuis des années par nos valeureux corps de sécurité et à leur tête l'ANP. Enfin et sur le plan politique, il y a les élections sénatoriales qui occupent plus les partis politiques avec l'appui logistique du gouvernement. Sur ce plan, le gouvernement n'a pas à se plaindre. C'est plutôt léger comme chapitre. Par contre et sur ce terrain, les acteurs politiques ne manquent pas. Mis à part ceux des partis de la majorité qui tiennent des réunions de «mise à jour», certains autres qui leur font face, c'est-à-dire du côté de l'opposition, alimentent une effervescence telle, qu'un profane pourrait croire à une activité productive. Malheureusement, ce n'est que crêpage de chignons après des «mariages» contre nature. On assiste également aux cris de vieilles reliques qui tentent de sortir des placards de l'Histoire. Pour les restants, c'est la planque. Les Algériens ne ratent rien de ce spectacle. D'un côté le gouvernement qui n'a pas le temps de se gratter la tête et de l'autre, une opposition qui brasse du vent. Qui choisir? L'urne le dira!