Des observateurs étrangers le 18 avril

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Transparence. C'est le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui l'a annoncé jeudi dernier à l'APN. L'élection présidentielle du 18 avril prochain se déroulera en présence de 400 observateurs étrangers. Ils viendront de l'ONU, de l'Union africaine, de l'Union européenne, de la Ligue arabe et de l'Organisation de la coopération Islamique. Ce qui témoigne de la volonté du «gouvernement et de l'Etat de veiller à la transparence de la prochaine élection présidentielle» comme l'a rappelé Ouyahia. Ce qui démontre également que l'Algérie n'a rien à cacher. Le monde entier sera ainsi informé des conditions du scrutin.
Il faut dire que tout a été fait pour que ces élections aient lieu dans les meilleures conditions possible. En quoi, la prochaine élection présidentielle sera-t-elle plus transparente que les précédentes? Grâce aux constats de chacune des élections passées, des leçons sont tirées et des correctifs apportés. Ainsi, pour cette fois, une nouvelle loi électorale a été adoptée en 2016. Pour l'illustration, nous citerons son article 44 qui précise que «l'urne électorale transparente...doit, avant le commencement du scrutin, avoir été fermée par deux serrures dissemblables, dont les clés de l'une restent entre les mains du président du bureau de vote, et l'autre entre les mains de l'assesseur le plus âgé». A cela s'ajoute le rôle de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (Hiise) composée à parité de magistrats et de membres de la société civile.
Il va sans dire qu'en plus, les candidats peuvent surveiller le déroulement du scrutin en désignant leurs représentants dans chacun des bureaux de vote. Il est impossible que la fraude puisse exister au nez et à la barbe des représentants du candidat. En leur absence peut-être. Dès lors, c'est sur ce point que les candidats devraient axer leurs efforts. Pour qu'enfin, dans notre pays nous puissions fermer à jamais ce «fonds de commerce» de la fraude électorale.
Un «fonds de commerce» que les mauvais perdants, pour masquer leur défaite, utilisent à l'excès. Il est vrai qu'avoir des représentants dans chaque bureau de vote n'est pas chose aisée. Sauf que si l'on prétend à la charge du chef de l'Etat, il faut avoir les moyens de sa politique. A la hauteur du pays et du peuple que l'on souhaite diriger. Il ne s'agit ni d'élections communales ni législatives. Dans un souci de bien faire, les étrangers ne seront pas de trop!