21 dossiers déposés. Et les autres?

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Gaspillage. Le dernier communiqué du Conseil constitutionnel fait état de 21 dossiers de candidature déposés et qui sont actuellement en cours d'examen. C'est l'équivalent du 1/10ème des demandes de retraits, effectués, de formulaires de signatures. Où sont passés les 9/10èmes autres? Ces demandeurs qui ont, chacun, gardé des centaines d'exemplaires de ces formulaires. Des formulaires qui ont un coût pris sur l'argent public. C'est-à-dire sur l'argent de tous les Algériens. Même si certains peuvent considérer la dépense comme dérisoire à l'échelle d'un pays, il n'en demeure pas moins que le moindre gaspillage doit être évité. Il s'agit tout de même des millions de formulaires qui ont nécessité des dépenses en papier et en impression. Parmi les «absents» il y a quatre ou cinq qui ont expliqué avoir renoncé «politiquement» à déposer leur dossier de candidature. Les autres, tous les autres n'ont pas cru nécessaire de se justifier. Ce qui démontre toute la considération qu'ils accordent à l'opinion publique. La leçon à tirer est qu'il faudra corriger cette anomalie et combler le vide juridique qui l'a rendue possible. Deux possibilités s'offrent. Soit en plaçant le dépôt de toutes les autres pièces du dossier avant le retrait des formulaires. Soit en exigeant une caution conséquente comme préalable et non remboursable pour ceux qui n'auront pas déposé leur dossier sans justifications valables. Soit les deux à la fois. Ce qui serait mieux. Car et au-delà de la rationalisation des dépenses publiques, ces préalables serviront également de digue contre les farfelus et les autres. On a l'impression que les demandeurs de retraits se sont présentés en surnombre avec le secret espoir de mettre en difficulté l'administration des élections. Dans la même veine des inscriptions pour les logements Aadl qui avaient fait «buguer» le site Web de l'agence. Peine perdue, le gouvernement avait pris ses devants. Comme s'il avait pressenti la «vague». Des «attaques» de ce style portent une signature connue. Très connue même par les observateurs aguerris. Ceci dit, les partis politiques qui ont retiré les formulaires et ont renoncé à déposer leur dossier de candidature, peu importe leurs raisons, devraient s'en excuser auprès du peuple algérien. Car ce sont des dépenses parties en pure perte qui ont été prises sur des fonds qui lui appartiennent. Même si un tel raisonnement peut leur paraître inhabituel!