L'attachement africain au droit du peuple sahraoui

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Quelques jours à peine après la tenue de la 2ème table ronde à Genève sous l'égide de l'ONU, l'Afrique du Sud accueille, depuis hier, à Pretoria, une conférence de solidarité de la Communauté de développement de l'Afrique australe (Sadc) avec le Sahara occidental occupé. Objet premier de la rencontre, le «soutien résolu au droit du peuple sahraoui à son autodétermination et son indépendance». L'événement avait été décidé par le 38ème Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la Sadc, en août 2018, et il vient confirmer, de manière éclatante, l'appui des pays membres de la communauté de l'Afrique australe au processus de décolonisation du Sahara occidental. C'est là, indique la ministre sud-africaine des Relations internationales et de la Coopération, Lindiwe Sisulu, une «initiative importante» que mènent, de concert, l'Afrique du Sud et la Namibie, inspirées par leurs propres expériences de décolonisation dans la région. Avec cette nouvelle démarche, l'Afrique du Sud démontre, de manière objective, son attachement aux principes qui fondent l'union africaine en matière de droit inaliénable des peuples à leur autodétermination et à leur indépendance. Et Mme Sisulu de souligner, dans sa déclaration à la presse sud-africaine, que son pays est d'autant plus attaché à sa position de principe», qu'elle s'appuie sur toutes les décisions prises par la Communauté de développement de l'Afrique australe (Sadc), l'Union africaine (UA) et les Nations unies sur la question du Sahara occidental occupé. «L'Afrique du Sud est déterminée à travailler avec la Sadc pour la liberté du peuple du Sahara occidental, et cela doit être fait de notre vivant. Les Sud-Africains ne seront libres que lorsque les peuples du Sahara occidental et de la Palestine seront libres», a martelé Mme Sisulu qui compte bien, avec cette conférence, lever le voile sur les graves problèmes d'ordre humanitaire que subit le peuple sahraoui, depuis plus de 40 ans, et auxquels s'ajoutent les violations, constantes et flagrantes, de ses droits fondamentaux par l'occupant marocain. Fortes de l'adhésion des 16 Etats membres dont l'Angola, le Botswana, la RD Congo (RDC), Madagascar, le Mozambique, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe, l'Afrique du Sud et la Namibie comptent oeuvrer avec constance au strict respect des décisions de l'Union africaine et de l'ONU.