PROCÈS FIFA

Jurés sélectionnés, plaidoiries lundi

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Les 12 jurés appelés à juger trois ex-responsables du football sud-américain impliqués dans le scandale de corruption de la FIFA ont été sélectionnés avant-hier, permettant au procès d'entrer dans le vif du sujet lundi.

Les 12 jurés et six suppléants, majoritairement blancs et masculins, ont été sélectionnés à l'issue de quatre jours d'auditions par la juge fédérale Pamela Chen, les procureurs et les avocats des trois inculpés. Il a beaucoup été question de leur connaissance du scandale qui a éclaboussé la FIFA et de leur proximité avec le monde du football. Sur les 240 jurés potentiels convoqués, certains se sont ainsi vus écarter après avoir reconnu connaître des fans de football convaincus de la corruption endémique au sommet du football mondial. Plusieurs jurés potentiels ont aussi rapporté avoir été approchés par quelques manifestants brésiliens qui, depuis le début de la sélection lundi, brandissent devant le tribunal une banderole où l'on peut lire: «Etats-Unis, aidez-nous à arrêter les Brésiliens corrompus!»
Les plaidoiries d'ouverture des avocats des deux parties sont maintenant attendues à la reprise du procès lundi matin.
La justice américaine a mis en cause au total 42 individus et deux sociétés de marketing sportif dans ce dossier, qui tourne autour de centaines de millions de dollars de pots-de-vin versés pour l'octroi de contrats de marketing et de droits télévisés de nombreux tournois.
La plupart des responsables inculpés aux Etats-Unis ont déjà plaidé coupable, sauf trois - les trois anciens responsables sud-américains qui se retrouvent au banc des accusés pour ce procès censé durer six semaines. Il s'agit de l'ex-président de la puissante Fédération brésilienne, José Maria Marin, 85 ans, Manuel Burga, qui dirigea la Fédération péruvienne de 2002 à 2014 et fut membre du comité de développement de la FIFA, 60 ans, et Juan Angel Napout, ex-président de la Fédération paraguayenne et de la Confédération sud-américaine Conmebol, 59 ans.
Tous trois, visés par des chefs d'accusation de corruption et fraude passibles de peines allant jusqu'à 20 ans de prison, ont été extradés aux Etats-Unis et ont dû verser des cautions de 15 à 20 millions de dollars pour rester en liberté surveillée jusqu'à l'issue du procès.