APRÈS 20 ANS D'ABSENCE

Maroc: nouvelle génération pour un nouvel exploit

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Le Maroc est de retour au Mondial, après une absence de 20 ans. Il évoluera dans un groupe compliqué avec deux favoris au titre final que sont l'Espagne et le Portugal.

En l'espace de trois mois, les «Lions de l'Atlas» ont d'abord mis fin à 20 ans de disette en se qualifiant pour le Mondial en Russie, puis le Wydad Casablanca a remporté la Ligue des champions d'Afrique, avant que la sélection composée uniquement de joueurs locaux ne décroche le CHAN-2018 (championnat d'Afrique des nations) à domicile. C'est dire que le football du Royaume chérifien est sur une bonne dynamique. Compétitive et solide, la sélection marocaine est la seule équipe présente en Russie à ne pas avoir encaissé lors des éliminatoires. Si elle possède une défense solide menée par son capitaine Mehdi Benatia, l'attaque n'est pas à négliger. Le Maroc a inscrit 11 buts durant cette phase. Quart de finaliste de la dernière CAN, le Maroc a vécu des qualifications éprouvantes.
Les Marocains, engagés dans un groupe ultra-relevé composé du Mali et du Gabon, sont restés invaincus lors de leurs matchs qualificatifs (trois victoires, trois nuls), sans avoir encaissé le moindre but. À la lutte avec la Côte d'Ivoire, favori de la poule, les coéquipiers de Younès Belhanda et Mehdi Benatia ont finalement validé leur première place, qualificative pour la Russie, en dominant les Ivoiriens (2-0) dans un match au sommet. Un dénouement final, heureux et inattendu. Le Maroc dispose d'atouts intéressants pour contrarier les meilleures nations du monde en Russie.
Le Royaume s'appuie sur une nouvelle génération très talentueuse avec comme tête d'affiche Achraf Hakimi (Real Madrid) et Hakim Ziyech (Ajax Amsterdam). Ces jeunes sont entourés par des cadres comme Mehdi Benatia (Juventus Turin) et M'barek Boussoufa (Al Jazira), qui ont connu toutes les périodes moins fastes du football marocain. Un collectif possédant un bon état d'esprit dirigé par Hervé Renard. Ce dernier possède la faculté de tirer le meilleur de ses troupes dans tous les domaines, sur le plan défensif, offensif et tactique. Autant d'atouts dont devra se servir le Maroc pour espérer se sortir d'un groupe compliqué, comprenant l'Iran, le Portugal et l'Espagne. Mais pas question de partir battu d'avance pour l'entraîneur français. «Nous ne sommes pas là pour nous contenter d'une qualification», annonce Renard, qui dirige une équipe qui reste sur 18 matchs sans la moindre défaite et qui est prête à écrire une nouvelle page d'Histoire. En 1986 déjà, les Marocains avaient battu le Portugal et s'étaient qualifiés pour le deuxième tour, une première pour une équipe africaine dans le tournoi mondial. Après une aussi longue période de disette, le Maroc est déjà ravi de prendre part à la fête en Russie.
Les Lions de l'Atlas rêvent tout de même désormais de franchir la phase de groupe ce qui ne sera pas aisé face à l'Espagne et au Portugal. Grâce à leur groupe solidaire, leur rigueur défensive et leurs jeunes talents, les hommes d'Hervé Renard ont tout à gagner et doivent profiter de leur premier match contre l'Iran pour bien lancer leur compétition. A chaque génération dorée son exploit. Celles de 1986 et 1998 l'ont prouvé. Celle de 2018 veut le confirmer.