L'AVENIR DES VERTS DANS LE FLOU

L'Algérie: le grand absent

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Au moment où les fans des quatre sélections arabes, la Tunisie, le Maroc, l'Egypte et l'Arabie saoudite, seront en Russie pour soutenir leurs sélections au Mondial, les fans algériens se contenteront de suivre cette compétition sur le petit écran.

C'est vraiment dommage que l'Algérie, qui s'est qualifiée quatre fois à ces joutes mondiales, n'a pu s'y retrouver pour la cinquième fois malgré des joueurs pétris de qualités, dont les Brahimi, Feghouli et Mahrez pour ne citer que ceux-là.

Responsabilités partagées
Aujourd'hui, plus que jamais, on réalise la régression alarmante de notre sélection qui a connu beaucoup de perturbations depuis la fin du mandat de l'ex-président de la FAF, Mohamed Raouraoua. Après l'arrivée du nouveau président, Kheireddine Zetchi, l'Algérie avait compliqué sa tâche de qualification à ce Mondial, à 60% selon des observateurs. Mais, il y avait toujours de la place. Malheureusement, les Verts ont été éliminés au mois de septembre dernier où ils devaient gagner à Constantine, quelques jours après leur revers chez la Zambie, pour encore avoir une chance d'être de la partie en Russie. Mais les Fennecs bien qu'accueillant les Zambiens n'ont pas été capables de gagner et se sont inclinés une nouvelle fois, 1-0. Un coup dur terrible pour l'Algérie, qui met fin à son aventure pour le Mondial russe alors qu'elle a été une des sensations du Mondial 2014 au Brésil. Les responsabilités sont partagées, car la sélection a connu beaucoup de changements de sélectionneurs et les joueurs ne savaient vraiment où donner de la tête. Après le Bosnien, Vahid Halilhodiæ, il y a eu Christian Gourcuff qui est remplacé par le Belge Georges Leekens, avant que le nouveau patron de la FAF, ne ramène l'Espagnol, Lucas Alcaraz et c'est donc évidement la «cassure» de la dynamique d'un groupe qui a terrassé l'Allemagne en 2014 la poussant à aller aux prolongations pour gagner son match et surtout pour finalement être championne du monde.

Le «complexe» Madjer
L'Algérie est éliminée du Mondial russe et s'oriente donc vers la CAN 2019 et ce, avec un nouveau sélectionneur qui ne fait nullement l'unanimité: l'ex-vedette de Porto et des Verts, Rabah Madjer. Le président de la FAF, Kheireddine Zetchi, reconnait lui-même juste après l'élimination, en présentant des excuses aux supporters que le football algérien est malade». On se lamente et on spécule alors pour le successeur de Lucas Alcaraz et voilà que Rabah Madjer est imposé à la FAF en qualité de sélectionneur en chef avec pour adjoints deux ex-internationaux algériens, Ighil Meziane et Djamel Menad. Mais, Madjer chamboule l'équipe en changeant régulièrement les joueurs mettant même certains cadres faisant les beaux jours de leurs clubs respectifs hors de ses listes. Madjer réussit l'exploit de se mettre à dos la majorité des Algériens avant même d'entamer la suite des éliminatoires de la CAN 2019 dont le prochain match est fixé au 7 septembre prochain à Banjul face à la Gambie pour le compte de la deuxième journée des éliminatoires. Madjer refuse de démissionner. Mais, il est bel et bien annoncé comme limogé et il ne resterait plus qu'à entériner cette décision par le bureau fédéral de la FAF dont la prochaine réunion ordinaire est prévue le 24 du mois en cours. Pour le moment c'est le flou total sur cette question du limogeage ou pas de Madjer au moment où des noms circulent pour sa succession. On parle surtout des pistes que Raouraoua avait déjà utilisées! Halilhodzic, Queiroz (bien qu'il est sélectionneur de l'Iran au Mondial russe), Rolland Courbis, Gourcuff, et Djamel Belmadi. Ce dernier a même été attendu pour succéder à Alcaraz avant que Madjer ne soit imposé. Personne ne peut donc prédire où tenter d'imaginer ce que serait l'avenir des Verts avant de connaitre d'abord le nom du successeur de Madjer, si bien sûr, successeur il y en aurait Pour le moment, contentons-nous donc de suivre ce Mondial 2018 en Russie où, là au moins, on n'a plus de pression puisque l'Algérie est absente...