MANCHESTER UNITED

Mourinho attend Pogba pour un face-à-face

Paul Pogba a encore vécu un été agité. S'il a été l'un des principaux artisans du sacre mondial des Bleus en Russie, mettant fin aux doutes sur ses capacités à briller dans les grands rendez-vous, le Français a souvent fait la une des médias, tant en Angleterre qu'en Italie ou en Espagne. Et pour cause, celui à qui on prête une mauvaise relation avec José Mourinho a été annoncé avec insistance sur le départ, et son agent Mino Raiola n'a rien fait pour mettre un terme aux rumeurs, bien au contraire. D'habitude très expressif lors de ses conférences de presse et ses autres sorties médiatiques, le Portugais s'est toujours montré assez réservé lorsqu'il était interrogé sur le cas Paul Pogba. Mais vendredi, le «Special One» a enfin répondu clairement aux questions des journalistes. «J'ai aussi besoin que l'agent me le dise ou vous le dise d'une manière claire. Si je vois Raiola à l'écran dire que le joueur veut partir et qu'il essaie de trouver un moyen pour partir, alors je vais y croire», a-t-il ainsi lancé. «S'il ne me dit pas qu'il veut partir, c'est parce qu'il veut rester». «La seule chose qui est claire pour moi, c'est que le joueur ne m'a jamais dit qu'il voulait partir. Je ne peux commenter que ce qui est réel pour moi, pas ce que je lis, pas ce que j'écoute. J'ai une relation directe avec les joueurs, pas seulement avec Paul. Et il ne m'a jamais dit qu'il voulait partir. S'il ne me dit pas qu'il veut partir, c'est parce qu'il veut rester», a ajouté le Portugais. Une façon de faire comprendre au Français et à son agent qu'il attend d'eux qu'ils se positionnent clairement. De quoi définitivement mettre fin aux rumeurs? Pas forcément, d'autant que là aussi, les intentions de Pogba sont très floues. «Cet été, on a beaucoup parlé de moi et de mes destinations possibles, mais elles le sont toujours. Je suis un joueur de Manchester United, j'ai un contrat avec eux. Mon avenir est là pour le moment, mais qui sait ce qui va se passer dans les prochains mois... Nous verrons», confiait-il il y a deux semaines.